Chapitre II. — Les dieux
I. Documents pour l'étude de la religion carthaginoise, 221. — Inscriptions, 221. — Noms théophores, 221-2. — Noms grecs et latins de divinités. 222; dans le traité d'Hannibal et de Philippe, 222-4. — Monuments figurés, 224. — Documents africains de l'époque romaine, 224-5. — Insuffisance de nos connaissances, 225.
II. Importance de la religion dans la vie publique et privée des Carthaginois, 226-7. — Sentiments des hommes à l'égard des dieux, 227-8. — Dieux des cités et dieux de la nature, 228-9. — Diffusion des dieux et des cultes, 229-230. — Emprunts à d'autres religions, 230-1. — Démons, 231. — Classement hiérarchique des dieux, 231-2. — Couples et triades, 232-4. — Noms génériques, titres, servant souvent de noms propres, 234-5. — El, Allât, Elim, Elôn, 235-7. — Baal, Baaiat, 237-8. — Adôn, 238-9. — Rabbat, 239. — Milk. Milkat, 239-240. — Tanit est-il un nom propre? 240-2. — Ashtart est-il un nom propre'/ 242-3.
III. Tanit Pené Baal, principale divinité de Carthage, 243. — Adorée en d'autres lieux de l'Occident, 243-4. — Que signifie Pené Baal? 244-7. — Tanit est une déesse de la fécondité, 247. — Est-elle une déesse lunaire? 247-251. — Aslarté à Carthage, 251-2; ailleurs, 252. — Nature d'Astarté, 252-5. — Uéra^ luno, noms donnés à la principale déesse de Carthage, 255-6; mentions de cette déesse ailleurs en Occident, 256. — Sa nature, 256-7. — En Occident, Astarté a été identifiée, non avec Aphrodite- Vénus, mais avec Héra-Junon, 257-8. — Héra-Junon répond aussi à Tanit Pené Baal, 258. — Divinités de l'Afrique romaine qui répondent à Tanit Pené Baal et à Astarté, 258 : déesse représentée sur des bandeaux sacerdotaux, 258-9; Ops, 259-260; Nutrix, 260; Caelestis, 261-3. — Tanit Pené Baal et Astarté sont-ils deux noms d'une seule déesse? 263-5. — Tanit Pené Baal paraît être une forme africaine d'Astarté, 265. — Le ôaî'ljfov Kap/r,oovi(.)v du traité d'Hannibal et de Philippe, 265-6. — Didon et Tanit, 267. — Tanit Pené Baal et Déméter n'ont pas été identifiées, 267-9. — Images d'Astarté et de Tanit Pené Baal, 269; nues, 269-271; avec des ailes, 271; avec des attributs égyptiens, 271-2; avec une tôte léonine, 273-5; images empruntées à l'art grec, 275-7.
IV. Baal llammon à Carthage, 277; ailleurs en Occident. 278-9; en Orient, 279. — Variantes orthographiques du mol qui suit Baal dans le nom du dieu, 279. — Hypothèses sur la signidcalion de ce mot, 279-281. —
TABLE DES MATIÈIIES. 513
Meiitidcation avec AiiiinoD, 2SI-4. — Itnal llainiiiun est-il, cuiihul' AinciKui-iU, un dieu solaire? 284-."». — Coiniiient s'expliciue son absence tliiiis les noms théo^iliures, 2S5-(). — Il ne s'est pas confondu partout avec Ammon, 280. — Ima^'es de Haal llaminon. 28(5-7. — Il est idenlillé avec Satunius a répin|ue romaine, 287-8. — Cronos-Salurne phf^nicien (Itaal llammon» a Carthape, 288-1); ailleurs en Occident, 28i)-2!«). — l'ourr|uoi Uaal llammon a-t-il été identillé avec Oonos? 290. — A-t-il été idenlille avec Apollon, avec Hercule? 2".)l-2. — Zeus-Jupiter carthafrinois, 292-3. — Kst-ce Haal llammon? 2911. — C'est prohahlement Haal Shamim, 293-5. — Haal Addir, 295-7. — Le Baal d'iladrumèle, 297-9. — Le Haal ii la hache. 2!t'.)-30(i. — Autres ima^'es de Haais, :t()0-l.
V. .Melqart à Carlhage. en Occident et à Tyr. .301-2. — Il est identifié avec Héraclès, 302-3. — Héraclès à Gartlia^e, 303. — Héraclès, Hercule en Occident n'est pas toujours .Mehjart, 303-4. — (^ulte de l'Hercule phénicien près de Gadès, 304; ailleurs en Occident, 304-7. — Noms de lieux, 307-8. — Légendes sur les exploits d'Hercule en Occident, 308-9; en général, elles ne se rapportent pas i\ .Mehiart, 309-310. — Nature de .Melqart; il parait être un dieu solaire. 311-3.
VI. Kshmoun à Carlha^re et ailleurs. 314. — Il est identifié avec Esculape, 314-3; culte de l'Esculape phénicien en Occident, 31.^. — Kshmoun at-il ele idenlille avec d'autres dieux, Dionysos, Hermès. Apollon? 313-7.
— Nature d'Eshmoun, 318-9. — Le serpent lui est-il atlrihué, comme à Esculape? 320-2. — lolaos, nom grec d'un dieu phénicien, .322-3. — Le nom phénicien était-il loi? 323. — Faut-il identifier lolaos et Kshmoun? 323-4. — Adonis de Hyblos fut-il adoré en Occident? 324. — Le dieu Pygmalion, le dieu Poumai, :124-G.
VII. Heshouf, 320-7. — .\polion, 327-9; ce nom grec a peut-être désigné plusieurs dieux [diéruciens, 329. — Sakkôn, 329. — Hermès phénicien, 329-330. — Gid, .330-1. — Arish, .331-2. — Baal ÇafAn, 332. — Shadrapa. 332-3. — .Miskar, 333-4. — Sokaroua (?), 334. — Çadamhaal et nalambaal. 334. — Haouat (?), 334-3. — Noms divins douteux, 335. — Mention douteuse de Dagon, 333. — Triton et Poséidon phéniciens, 330-7. — Dieux associés par couple, Cid Melqart, Cid Tanit, etc., 337-8.
— .MLK devant des noms divins, 338-340; prétendus anges, 340-1.
VIII. Dieux égyptiens, 341-2. — Bès, 343-4. — Les Patèques et le dieu égyptien Ptah, 344; Chousi^r-Hcphaistos, 344. — Dieu nain dans l'île d'Ibica, 343; à Cherchel, 343. — Déméter et Goré à Garthage, 346; y ont-elles re^u des noms puniques? 340-7. — Les Cereres, 347-8. — L'Astarté de l'Éryx, 348-0. — Sabazios ('.'), Dousarès (?), 349. — Conclusion, 349-350. *
Chai'ithe III. — Le culte 351-425
I. Divinités représentées sous forme humaine; ce n'est pas un usage général, 331-2. — Oreilles, yeux, bouche, sur des stèles, 332. — La main droite ouverte, 352-5. — Images d'animaux sacrés, .355-8. IL Symboles divins, 3.38. — Le disque ailé, 358-9. — Astres, 3.39-360. — Le croissant entourant le disqut;, 360-4. — Le caducée, enseigne sacrée, 364-7. — Autres enseignes sacrées, 367-9. — Le palmier, 369. — La grenade sur une colonne, .369-370. — Le flacon sur un socle, 370-1.
III. Diverses sortes de pierres sacrées, 371-3. — Tendances à l'anthropomorphisme, 373. — Pierres sacrées dans des cultes d'origine punique, à répor|ue romaine, 373-4. — Pierres sacrées à l'époque puni(|ue, 374; bétyles, 374-3; pierres dressées, 375-7.
IV. L'image dite signe ou symbole de Tanit, 377-380. — C'est certaine- OSELL, IV. -j.^
514 TABLE DES MATIÈRES
ment une image divine, 380-1. — Elle ressemble à la croix ansée dos Egryptiens, mais a une signification dilTérente, 381. — Elle n'est pas un symbole de la prière, 381-2. — Ce n'est que tardivement qu'elle est devenue une figure humaine, 382-3. — Elle ne parait pas ùlre l'image d'une pierre sacrée, 383. — La partie supérieure représente un astre, 383-5. — Hypothèses non fondées concernant les bras de l'image, 38,"). — Ces bras représentent probablement une table d'autel, pourvue de cornes, 385-7. — L'autel a peut-être été quelquefois remplacé par une pierre sacrée, 387. — Le symbole de Tanit dressé sur un socle, une tige, une hampe, 388. — 11 n'appartient pas à Tanit Pené Baal seule, 388-390.
V. Les lieux du culte, 390. — Grottes, 390. — Hauts-lieux, 390-1. — Enceintes sacrées, 392. — Temples; dispositions générales, 392-4. — On ne sait presque rien sur les sanctuaires carthaginois, 394-6.
VI. Prêtres et prêtresses, 396-7. — Hiérarchie, .397-8. — Recrutement du clergé, 398-9. — Ce clergé ne forme pas une caste, 399-400; il ne s'occupe que du culte, 400. — Costume sacerdotal, 400-1. — Personnel inférieur, 401-2. — Prostituées, 402-4.
Vil. Fêtes religieuses, 404-5. — Sacrifices, 403. — Victimes humaines, 40"i-6. — Sacrifices de prisonniers, 407. — Sacrifices humains annuels à Hercule, 407; à Saturne, 408-9. — Sacrifices extraordinaires d'enfants à Saturne, 409-410. — Tarifs de sacrifices, 410-1. — Tarif de Marseille, 411-2; animaux immolés, 412; dill'érentes sortes de sacrifices, 412; taxes perdues par les prêtres, 412-3; parts de victimes revenant aux prêtres et aux auteurs des sacrifices, 413; offrandes non sanglantes, 413-4. — Autres tarifs, 414. — Images se rapportant aux sacrifices et aux offrandes, sur des stèles, 414-5. — Destination des stèles, dépôts qu'elles surmontent, 415-6. — Stèles de Carthage, 416-7; dédicace, 417-8; images, 418-420; date, 420. — Stèles trouvées en d'autres lieux, 420; à Hadrumète, 421; en Sardaigne, 421. — Oracles, divination, 421-3. — Amulettes, 423-4. — Magie, 424-5.
1. On connaît bien les pratiques funéraires des Carthaginois, mais peu leurs croyances sur la vie future, 426-7. — Les types de tombes sont les mêmes chez tous les Phéniciens, 427. — Les sépultures sont presque toujours souterraines, 427-8. — Fosses anciennes, 428-9. — Tombes à puits, 429. — Caveaux construits, 429-430. — Caveaux creusés, 430; aux vT-v' siècles, 430-1 ; au iv° siècle, 431 ; aux m'-n" siècles, 432-3. — Fosses récentes, 433. — Distribution des sépultures dans la presqu'île de Carthage, 433-4. — H n'y a pas de règles d'orientation, 434-3. — Dans les caveaux, le nombre des morts va croissant; tombeaux de famille, charniers, 435. — Sépultures phéniciennes hors de Carthage, 436; fosses, 436; caveaux à puits, 436-8. — Pierres dressées au-dessus des tombes, 438-9; cippes, 439; stèles à figures, 439-440. — Caissons, 440-1. — Y avait-il des mausolées à Carthage? 441-2.
IL Cas d'incinération au vu" siècle, 442-4; la prétendue défense de Darius, 444. — Inhumation, 444. — Cercueils, 445-6. — Sépultures d'enfants eu jarre, 446-7. — Embaumement, 447-8. — Incinération à Carthage aux nr-n° siècles, 448-450 ; hors de Carthage, 450. — Ossuaires en pierre, 450-1. — Ossuaires en terre cuite, 451; avec inscriptions à Hadrumète, 451-2. — Tas d'os calcinés, 452. — Modes d'ensevelissement empruntés aux indigènes, 452. — Corps repliés, teints en rouge, 452-3. — Ossements non brûlés, rassemblés pêle-mêle après décharnement, 454-5. — Uccharnement hâté par une combustion sommaire, 455-6.
TABLE DES MATIERES. S15
IIF. Mohilier funcrairo, 450. — Poteries, (|ueli|uef(iis iiiuiiies d'une inseriplioii, i5()-7. — Vaisselle pour mander et boire; aliiiients. 457-S. — Autres objets enfouis avec les morts, 408-11. — Croyance a une survie dans la tombe, 459-460; nécessité d'une sépulture, 400-t. - AITaiblissenient de cette iTovance, 4G1. — Incinération et survie matérielle, 4(»l-2. — Croyance à un séjour commun des morts, 4r»2-3. Ksperance d'une vie future bienheureuse i?), 403-5. — Certains morU ont-ils rei.u des honneurs divins? 405-6. — On n'a pas de preuves d'un culte des morts chez les Carthaginois, 406-0.
Cii.\i-iTHB V. — Rôle historique de Carthage 470V.I3
I. Lacunes de nos connaissances sur l'iiisiuire de Carthage, 470-1. — Les découvertes archéologiques ne suppléent pas à l'insunisance des textes, 471-2.
IL Causes et développement de la puissance de Carthage, 472-5. — Hùle des .Magonides; leur œuvre reste inachevée, 473(). — Gouvernement de l'aristocratie, du milieu du v* siècle au milieu du ni', 470; abandon de la politi<|ue impérialiste, (470-7. — Essor de 1 agriculture et du commerce, 477-8. — Les fondements de la puissance de Carthage ne sont pas très solides, 478-9. — Ses remparts et sa marine, garanties de son e.xislence, 479. — Incapacité du gouvernement aristocratique pendant la première guerre contre Rome, 480. — L'œuvre des Barcides, 480-1. — Echec du plan d'Ilannibal, 4S1-2. — Effondrement de la puissance punique, 482. — Visées de .Masinissa, qae Rome déjoue en détruisant Carthage, 483.
III. Les Carthaginois ont fait peu d'emj)runts aux indigènes, 484. — Ils en ont fait beaucoup plus aux Grecs, 484-5. — Mais ils sont restés des Orientaux, 485. — Ils se sont opposés à la propajiçation de l'hellénisme en Occident, 486. — Ils ont très peu contribué à la civilisatioa générale, 486.
IV. Développement et disparition de la civilisation phénicienne dans la Sicile occidentale, 487; à Malte, Gozzo, Panteiieria, 4S8; en Sardaigne, 488-9; à lbii;a, 481); en Espagne, 490-1. — En Afrique, la civilisation punique subsiste après la destruction de Carthage, 491 : dans les colonies du littoral, 492; sur l'ancien territoire carthaginois, 492-4; dans les royaumes indigènes, 494-6. — La domination romaine ne la fait pas disparaître, 496; persistance de la langue punique, 490; autres survivances, 497. — Carthage a préparé l'œuvre de Rome en Afrique, 497-8. — La religion puni({ue a peut-être développé certains sentiments qui ont favorisé l'accueil fait par les Africains au christianisme, 498. — La persistance de la langue punicjue a peut-être aidé à la dilfusion de la langue arabe chez les Herbéres, 498.