Gonf. supra, p. 20, n
4. Ea Sardaigne, existent, dans le voisinage de Tharros et d'autres villes antiques, des argiles semblables à celles qui ont servi à fabriquer les poteries phéniciennes de ces lieux : Perrot et Chipiez, III, p. 672, n. 1 (d'après Vivauet); Taramelli, Mon. dei Lincei, XXI, p. 87.
f). Delattre, Bull, des Antiquaires de France, 1896, p. 234; Ment, des Antiquaires, LVI, p. 272-3.
0. Gauckler, Nécrop., p. 110 et suiv., .'512-5; pi. LXXXIII ot suiv., GCWIH et uiv. Ce qui suit est emprunté aux indications de Gauckler.
pièces finies, intactes ou brisées : jarres, amphores, cruches à une anse, pots, plats, coupes, fioles, flambeaux, petites lampes, figurines. Des ateliers existaient aussi à peu de distance de Carthage, au Belvédère, près de Tunis, sur un monticule qui contient de riches couches d'argile plastique : les tessons, très abondants, prouvent que des jarres y étaient fabriquées'. Les anses de ces jarres, beaucoup d'anses semblables, exhumées à Carthage même (dans les ruines des ateliers ou ailleurs) -et en d'autres lieux \ offrent des estampilles qui attestent leur origine punique : une ou deux lettres phéniciennes*, quelquefois des images, parmi lesquelles on reconnaît le signe carthaginois dit de Tanit^ Des estampilles donnent même un nom écrit en entier : celui d'un Magon*.
La valeur de toutes ces poteries est assurément fort médiocre. Il n'y a rien là qui puisse rivaliser avec la céramique grecque, surtout avec les vases attiques, aux formes si harmonieuses, au beau lustre noir, aux figures tracées d'un pinceau alerte et spirituel. La céramique carthaginoise est de la marchandise très commune, dénuée d'originalité et de prétentions artistiques.
L'argile, de couleur rougeâtre, grise ou blanchâtre, est toujours façonnée au tour et cuite au four. Sur les parois, on étendait souvent, ù l'époque )a plus ancienne, une couverte rouge ^, et, plus tard, une couverte d'un blanc ou d'un jaune terne.
Les formes des vases recueillis dans les tombes des vii''-