‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 82 sur 553 · Kahrsledt, p. 31, n · texte numérisé non relu

Kahrsledt, p. 31, n

l'Afrique équatoriale se servent encore'. On a rappelé à ce propos qu'il y avait à Garthage des barbiers sacrés^. Remarquons pourtant que ces lames se retrouvent auprès des femmes aussi bien qu'auprès des hommes^; qu'à l'époque où elles abondent, les Carthaginois avaient coutume de porter leur barbe \ D'autre part, elles ne ressemblent pas moins à certaines hachettes antiques ^ Depuis des temps très reculés, la hache a été regardée comme un talisman chez divers peuples ^ Les lames que l'on déposait dans les tombes puniques, — d'ordinaire, on les plaçait près de la tête des morts, — étaient, non pas des instruments d'usage domestique, mais des objets rituels : ce qu'attestent le soin avec lequel elles sont décorées et le choix des figures qui les couvrent. Il y en a qui sont trop petites, ou d'une fabrication trop mauvaise pour avoir pu être employées soit comme rasoirs, soit comme hachettes ^

Pour les vases en bronze, la distinction entre les importations et les produits locaux n'est pas facile à établir. De petites aiguières % faites au vu'' siècle, sont de forme grecque et présentent, à l'attache inférieure de l'anse, une palmette qui n'est pas rare en Chypre. L'une d'elles a été recueillie dans le cimetière de Douimès^; une autre, dans une sépulture espagnole.

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