Gaucitler, p. 398, 558 (pendants avec croix en T
8. M. Lavig., 1, p. 227, n. 2 (pendants en forme de coffret).
dice vertical ayant la formo d'un T. larffoment patte*; ailleurs, un petit colTrel rectangulaire, rempli de globules, est suspendu au cercle, qui est renflé en bas'; ou bien la pendeloque attachée à l'anneau ressemble à un œuf^
Dans des colliers prenaient aussi place des étuis en or ou en argent*, cylindriques ou prismatiques, que ferme un couvercle, muni d'un aimeau de suspension. La plupart des couvercles sont ornés d'une tête d'animal en relief (lionne, chatte, bélier, faucon, etc.), surmontée maintes fois d'un serpent sacré et du disque solaire : ce qui prouve qu'on a voulu figurer des divinités égyptiennes. A l'intérieur du tube, était enfermée quelque amulette ^ ordinairement une lamelle roulée, en métal précieux, portant des images de dieux et de démons égyptiens, qu'accompagne parfois une invocation en langue j)hénicienne".
1. M. Lavig., I, p. 229, pi. XXXII, i\p;. 12. M. Aluoui, Suppl., p. llfi, n°41, pi. LVll, n^. 8. r.aiicklpr, pi. CCVII. En Sardniirnc : Perrot, 11!, p. 822, fig. r)82; PaUoni, Afon. dei Linct-i, XIV, p. 17") et pi. XVI; Taraniolli, ibid., XXI, p. 130 et fig. 45; Marshall, Catalogue, p. ir)2-4, n°' 1499 et suiv., pi. XXIIl. On les retrouve en Chypre : de Hidder, Colleclion de Clercq, Vil, p. 116, n"' G39-640, pi. II. Ces aoiioaux à T ne se rencontrent plus à Carthage après le vi' siècle : Gauckler, p. .544; Merlin et Drappier. Ard el-Kheraïb, p. 13.
2. M. Lavif]., I, p. 227, pi. XXXll, (Ig. 0. Gauckler, p. 506, pi. CCV (dans un collier). Pendants semblables en Sardaigne, et aussi on Orient (Chypre, Syrie) : M. Lavig., p. 228 ; Perrot, III, p. 822. flg. 58U-i ; de Hidder, l. c, p. 118-9, n"' 658-9, pi. II.
3. M. Lavig., I, p. 228, pi. XXXII, flg. 10 et 11. Gauckler, pi. CCV. En Sardaigne, un bijou analogue, mais orné en outre d'un oiseau : Perrot, III, p. 821, flg. 577.
4. Il y en a aussi en bronze, dont certains sont un pou plus réconis.
5. Dans un de ces tubes, un petit morceau de fer et une poudre noire, renfermant des parcelles brillantes (Gauckler, p. 446. n. 4, se demande si ce ne sont pas des débris d'une lamelle dargent); dans un autre, une pâte verte : M. Lavig., I, p. 232. Un ruban d'étolTe dans un étui en bronze (au musée Lavigerie) : on peut supposer que ce ruban portait des figures ou une inscription.
6. Si.xième et cinquième siècles. Gauckler, p. 426 et suiv.; M. Lavig., I, p. 232; M. Alaoui, Suppl., p. 112, n"' 7-9, pi. LVIl, (ig. 1-3. A Malte : Mayr, Sitzungsbrr. der bayer. Akad., 1905, p. 499-501. En Surdaigne: Monuirunli inedili dcW Instiluto, XI, pi. LU, ng. 23; Perrot, 111, p. 238, llg. 183-4; Marshall, /. c, p. 159, n"' 15G0-2, pi. .\.\IV; Gauckler, p. 447 et suiv. A Cadix (étuis dont la partie centrale est en bronze) : de Laiguo, Rn\ archéol., 1892, 11, p. 292-4 et fig. à la p. 293. Des étuis semblables se faisaient en Phénicir- : de Hidder, /. c, p. 287, n" 1507. Des indigènes de l'Afrique du Nord portent encore dos amulettes dans des tubes d'argent ou de fer-blanc : P. Eudol, L'orfèvrerie algérienne et tunisienne (Alger, 1902), p. 247. — Pour les lamelles eu or ou en arL'-ent contenues dans les étuis, voir infra, p. 464.
Des glands en cristal de roche, avec une cupule en or, servaient au même usage que ces étuis; ils présentent un évidement garni d'un tube métallique*.
On peut encore mentionner des diadèmes^, des bagues de nez^ de petits anneaux et des spirales qui maintenaient probablement les boucles des cheveux*, des cercles que les femmes se passaient aux chevilles", et même un cure-oreille en argent, terminé par un œillet, qui avait été sans doute inséré dans un collier®.
Au cours des siècles qui suivirent, le goût de la parure ne se perdit pas à Carthage. A la veille de la destruction de la ville, les femmes offrirent à l'Etat leurs bijoux d'or'. Dans une comédie de Plante, représentée vers l'année 190, un personnage facétieux fait observer que les esclaves d'Hannon n'ont certainement pas de doigts, puisqu'ils se mettent leurs bagues aux oreilles*. Pourtant les métaux nobles deviennent de plus en plus rares dans les cimetières récents. L'or est souvent mélangé d'argent, ou bien il forme une feuille très mince sur un noyau en argent, plus fréquemment en bronze, en plomb. Les Carthaginois étaient-ils, d'une manière générale, moins riches alors qu'au temps où furent creusées les tombes de Der-
1. M. Alaoui, SuppL, p. 117, q» 54, pi. LVII, II:?. H ; G.iuckler, p. 454, M. Lavig., I, p. 233, pi. XXXII, flg. 19 (exemplaire qui a perdu sa cupule).
2. Rn or : Delatlrc. Nécrop. punique de Saint-Louis, p. 31. En argent, revêtu d'or : Gauckier, p. 28 (tombe 89).