ppien, ibid
étendit les limites de l'empire de Carthage*. Nous lisons aussi dans Diodore- que, lorsque les Carthaginois eurent terminé la « guerre libyque », c'est-à-dire, probablement, la guerre contre les mercenaires % ils punirent la peuplade numide des Micatanes*, n'épargnant pas plus les femmes et les enfants que les hommes. Ils mirent en croix tous ceux dont ils s'emparèrent. Les descendants de ces indigènes, se souvenant de la cruauté des vainqueurs, restèrent animés contre eux d'une haine violente.
Le commandement d'Hannon prit fin avec cette campagne ^, Amilcar, au contraire, conserva le sien^ et fut chargé de conduire une armée en Espagne. Selon Polybe, il fit la traversée aux Colonnes d'Héraclès'; on en a conclu, avec quelque vraisemblance, qu'il se rendit par terre au détroit de Gibraltar*.
1. Cornélius Népos, Amiicar, II, 5 : « fines imperii propagavit, tota Africa tantum otium reddidit ut nullum in ea belluin videretur multis annis fuisse ». Pour les mois « fines imperii propagavit », voir t. II, p. 102.