‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 126 sur 407 · Voir l. II, p. lil · texte numérisé non relu

Voir l. II, p. lil

ri. On lu' [xHit pas peiisrr ii"\r.Tzo'j â'/pa.cap indi(iiu' sur le littoral do la i^randf Syrie (t. II. p. liS, n. 5). M. Zielinski (/. c, p. 12. I.VIO; conf. Fallin. dansC. N.miluann, />(»>• ZcilaUvr der ptiniscUen Krinjr, p. ^12, n. 2) vont placer l'Aorn Hippou prise par Mumachos sur la e»Mi' du Sahel tunisien, au Nord de Sfa\. Mais les ftr;^UMienls qu'il donne ne nie paraissent nullement convaincants.

0. Tissot (II, p. 2S(») a fait observer avec raison (pi'il n'y a pas lieu didenlifler Acris, ville autonome, avec Uores, voisine de Carlhajje.

par Eumachos et dirigée encore vers la haute Libye. Dépassant les villes dont il s'était précédemment emparé, Eumachos se jeta tout à coup sur celle, qu'on appelait Miltine^ Vaincu dans un combat de rues, il perdit un grand nombre des siens et dut s'enfuir. De là, il s'avança à travers une chaîne de montagnes, longue de 200 stades (35 kilomètres), pleine de chats sauvages dont la présence écartait tout oiseau. Il parvint dans un pays où les singes abondaient et vivaient familièrement avec les hommes ^ Il y avait là trois villes, dont le nom indigène fut traduit par les Grecs n'.G/.xouo-o-a»,, « les villes des Singes ». Eumachos en emporta une d'assaut et la pilla; il reçut la soumission des deux autres. Mais, ayant été informé que les indigènes rassemblaient de grandes forces contre lui, il prit le chemin le plus court pour retourner vers le littorale

Cette dernière indication prouve qu'il était allé loin dans l'intérieur des terres. Où? nous ne saurions le dire : peut-être dans l'Est de l'Algérie ^ L'emplacement de Miltine et de ces villes des Singes est inconnu : il n'y a plus de singes aujourd'hui dans la Berbérie orientale ^ L'auteur dont Diodore est l'écho a reproduit avec empressement ce qu'un compagnon d'Eumachos avait conté sur ces animaux et sur les chats sauvages ; un peu plus de précision géographique aurait mieux fait notre affaire.

Cependant les Carthaginois, estimant sans doute que les Grecs, privés d'un chef tel qu'Agathocle, seraient plus faciles à vaincre, firent de grands préparatifs. Le Sénat décréta la formation de trois armées. L'une se dirio:erait vers les villes mari-

1. Diodore, XX, 58, 1 : eî; tyiv xa)vOU[X£vr,v Mt).Tcv/)v izoliv.

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