Quoi qu'en dise l'olyhe, III
G. Voir ù ce sujet Kromayer, dans //js/orLsc/if /eitscltrift, Clll, l'JOU. p. 24i-7. 200.
7. Tile-Live, Wll, .'iS, 7 : envoi a Home d'un noble Cariha^Moius. CariliaU'U, ]>our y apporter des propositions. Ilannibal aurait dit h des prisonniers romains »|ail ne \oulaitpas anéantir leur patrie (ù/, Wll, 5S, 2-3).
Usiiix, lil. 10
après avec Philippe de Macédoine, certaines clauses attestent que les alliés n'avaient pas résolu l'anéantissement de l'Elat. romain ^
Nos sources pour l'histoire de la seconde guerre punique sont assez nomhreuses : Polybe, dont le récit nous est parvenu complet jusqu'à la bataille de Cannes inclusivement (livre III) et dont, pour la suite, il ne nous reste que des extraits; quelques fragments des livres XXV-XXVII de Diodore de Sicile; les livres XXI-XXX de Tite-Live; les parties de l'ouvrage d'Appien relatives à l'expédition d'Hannibal, aux événements d'Espagne et d'Afrique; des fragments de Dion Cassius et surtout l'abrégé de Dion composé par le byzantin Zonaras. Valère-Maxime, Silius Italiens, Frontin, Plutarqu& (dans ses Vies de Fabius Maximus et de Marcellus), Florus,. Eutrope, Paul Orose se rattachent à Tite-Live ^.
Quelles ont été les sources des autres, surtout de Polybe ^ et de Tite-Live? Cette question a été souvent examinée *, mais non pas résolue. Nous nous bornerons ici à de brèves indications ^
1. Polybe, VII, 9, 12-13 : « Si les Romains demandent la paix, nous (les Carthaginois) ne la leur accorderons qu'à ces conditions : vous (les Macédoniens)' serez aussi compris dans leur amitié; il ne leur sera jamais permis de vous déclarer la guerre, ni de posséder Gorcyre, etc. » Jbid., 15 : « Si les Romains entreprennent une guerre soit contre vous, soit contre nous, nous nous prêterons, selon les nécessités, un mutuel appui dans celte guerre ». — Naturellement, on ne doit tenir compte (jue du texte authentique qui nous a été conservé par Polybe. Des historiens romains ont dit faussement que ce traité stipulait que Rome et Tllalie ap[)ariiendraient aux Carthaginois : Tite-Live, XXIll, 33, 11; Zonaras, IX, 4, p. 423, d.
2. Avec quelques indications d'origine différente dans Frontin, Plularque et Eutrope.
3. Il fait plus d'une allusion aux historiens qu'il a consultés : III, 6, 1 ; 20, I ;, 3G, 2; 47, 6 et suiv.
4. En dernier lieu [)ar Kahrstedt, p. 143-362. Pour la bibliographie antérieure^ voir Schanz, Geschicklc dcr rômischen Lilteratur, II, 1, 3* édit., p. 433-4.
5. Pour l'expédition de Scipion en Afrique, v. infra, p. 199 et suiv.
L'histoire d'IIannibal avait été racontée par plusieurs auteurs grecs : on mentionne Eumachos , Xénophon , Chairéas , Siiénos et Sosylos *. Nous savons que les deux derniers furent les compagnons du Barcide^, et qu'ils firent le récit, non seulement de ses exploits, mais encore d'événements auxquels il n'avait pas assisté ^ Chairéas paraît bien avoir été, comme eux, un contemporain d'Hannibal*; d'Eumachos et de Xénophon, on ne peut rien dire. Des Romains, qui vécurent lors de la seconde guerre punique, la racontèrent aussi. Nous en connaissons deux, qui rédigèrent leurs ouvrages en grec : Fabius Pictor et Cincius Alimentus ®.
Polybe s'est sans doute peu servi de Chairéas et de Sosylos, dont il parle en termes très dédaigneux^; un fragment de Sosylos' prouve que ce n'est pas à lui qu'il doit son exposé de la bataille navale livrée à l'embouchure de l'Èbre en 217*. Bien qu'il ne cite pas Siiénos dans les parties conservées de son œuvre, il l'a certainement lu : il fait des allusions^ à une
1. Sur ces auteurs, voir C, Mùller, Fragm. hist. graec, 111, p. 99-102.
2. Cornélius Népos, Hannibal, XIII, 3. Siiénos parait avoir visité Gadès, probablement au temps où Hannibal se trouvait en Espagne : Strahon, III, 5, 7; Pline l'Ancien, IV, 120. Pour Sosylos, voir t. II, p. 427, n. 1, et p. 453.
3. Dans Siiénos, prise de Carthagène par les Romains, en 209 : Tite-Live, XXVI, 49. 3. Dans S')sylos, bataille navale de TÉbre : voir ci-dessous.
4. Polybe (III, 20, 5j le mentionne en même temps que Sosylos.
5. On i,:;nore, il est vrai, si Fabius, qui raconta la bataille de Trasimène (Tite- Live, XXII, 7, 4) et qui vécut après la bataille de Cannes (Tite-Live, XXII, 57, 5; XXIII, 11, 1; Plutarque, Fabius Maxiinus, 18; Appieii. Ilann., 27), put achever l'histoire de cette guerre. Notons cependant que certaines assertions de Fabius (apud Polybe, III. 8, 6-7) semblent reproduire des propos tenus par des Carthaginois, désireu.x de rejeter sur Hannibal la responsabilité du conflit (voir t. II, p. 263). Ces hommes ne dunMJt pas éprouver le besoin de uientir pour disculper leur patrie avant que la fortune des armes n'eût tourné contre Carlbage. — l'our Cincius, voir Tite-Live, XXI, 38, 3.