‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 181 sur 407 · Couf. p. toU · texte numérisé non relu

Couf. p. toU

7. Pour la guerre d'Afri(|ue, voir en particulier : K. Lehmann, dans Jahrbïicher fUr klassische PhiloloijU\ XXI'" Supplomenthaïul. IS04, p. 525-610; G. Veitli, dan»

Kromayer, Anlike Sclituchtfclder, 111, 2, p. 573-702; Kahrsledt, p. 539-569.

Revenu à Rome vers la fin de l'année 206, Scipion fut élu consul; il entra en charge le 15 mars^ de l'année suivante. On sait que, même avant de quitter l'Espagne, il avait pensé à porter la guerre en Afrique et cherché, dans ses entrevues avec Syphax et Masinissa, à se ménager des alliés parmi les indigènes ^ Dès son retour, il fit connaître son projet. Selon quelques auteurs, il aurait rencontré une vive opposition dans le Sénat. Peut-être quelques hommes d'Etat estimaient-ils qu'il fallait avant tout débarrasser l'Italie d'Hannibal et ne croyaientils pas, comme Scipion, que le meilleur moyen de l'en arracher fut d'envahir sa patrie; peut-être de vieux généraux éprouvaient-ils peu de sympathie pour le jeuue chef dont la gloire éclipsait la leur et qui paraissait trop peu soucieux de maintenir la rude discipline d'autrefois; peut-être enfin les souvenirs du désastre de Régulus inspiraient-ils des craintes. Cependant les récits de Tite-Live^ et d'autres historiens* sont très suspects. Il est certain que le peuple était avec Publius et probable que la grande majorité du Sénat l'approuvait.

Il reçut pour province la Sicile, où allaient être réunies les forces nécessaires, et il lui fut permis de passer en Afrique, s'il le jugeait bon ^ A l'expiration de son consulat, il fut proroo-é dans son commandement pour un an % car le reste de l'année 205 et une partie de l'année 204 s'écoulèrent en prépa-

Page 1