S. /(/., XXIX
\). Pour l'ascendant |»ris par Soplioni^he sur son mari, voir PolyNi-, XIV. 1 4- 7, 0; conf. Tite-Live, XXX, 13, 13.
il envoya une ambassade à Scipion, alors à Syracuse, pour lui notifier son alliance avec Carthage et sa résolution de s'unir à elle contre les Romains, si ceux-ci débarquaient en Afrique '. l\iblius se serait empressé de congédier les députés, avant, qu'ils n'eussent fait connaître à d'autres l'objot de leur mission,, puis il aurait annoncé à son armée que ces hommes avaient été chargés par Syphax de lui reprocher son long retard et de l'inviter de la manière la plus pressante à traverser enfia la mer ^.
Des deux princes numides dont Scipion avait voulu se servir, l'un était dépossédé de ses Etats, l'autre, maître à la fois des royaumes masœsyle et massyle, se déclarait ouvertement pour les Carthaginois et prétendait faire avorter l'expédition décidée depuis plus d'un an. Malgré ces déceptions^ Publius se fia à sa fortune. Ne tenant aucun compte de l'orgueilleux avertissement de Syphax, il se rendit à Lilybée, où il acheva ses préparatifs ^ Bientôt après, au cours de l'été *, il partit avec 40 galères et environ 400 transports ^. Des auteurs consultés par Tite-Live indiquaient différents chiffres pour ses troupes de terre ^ : iOOOO fantassins et 2 200 cavaliers; IGOOO fantassins et 1 600 cavaliers; un total de 35 000 hommes d'infanterie et de cavalerie. Ce dernier chiffre n'est peut-être pasexagéré '; les autres semblent trop faibles pour une expéditioa