‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 188 sur 407 · XXIX, 25, 1-2. Pour ce passage, voir p. 200, n · texte numérisé non relu

XXIX, 25, 1-2. Pour ce passage, voir p. 200, n

7. Lcinnann, p. 534-5. Veith, p. 671. Kalirstedt, p. 542, n. 1.

SCIPlUN ET HANNIBAL. 209

de cette importaace. Parmi les compagnons de Scipion, on cite son frère Lucius, M. Porcins Cato, qui était alors questeur ^, Ltelius ^ *

Nous trouvons dans -Tite-Live quelques détails sur la traversée ^ Le général avait fait embarquer de l'eau et des vivres pour quarante-cinq jours, des provisions cuites pour quinze jours. L'immense convoi s'avança, protégé de chaque côté par vingt vaisseaux de guerre : à droite, se tenaient Publius et son frère ; à gauche, Lœlius et Caton. Pendant la nuit, pour éviter des abordages et des écarts de route, ces galères devaient porter •chacune un fanal, sauf celle de Scipion, qui en aurait trois; deux fanaux seraient allumés sur chacun des navires de charge-. Les pilotes reçurent l'ordre de se diriger vers les Emporia, c'est-à-dire vers le littoral de la petite Syrte (golfe de Gabès) *. Cette région, très fertile et riche en ressources de toute sorte, •était habitée par des gens fort peu belliqueux : il serait aisé de les soumettre avant que Carthage ne les secourût.

Par un vent assez vif, mais favorable, la flotte s'éloigna de la côte sicilienne, qu'elle perdit bientôt de vue. Vers midi, elle fut enveloppée d'un épais brouillard et les vaisseaux eurent peine à éviter des chocs. Cette brume persista pendant la nuit et ne se dissipa qu'au lever du soleil. Le vent, qui avait molli, se remit à souffler fortement. Déjà l'on voyait la terre. Peu après, le pilote annonça à Scipion qu'on n'était plus qu'à cinq milles * de l'Afrique et qu'il reconnaissait le promontoire de

1. Plutarque (Caton l'Ancien, 3) dit (jii'il ne pat s'entendre avec Scipion et qu'au temps où celui-ci était encore en Sicile, il le quitta pour retourner à Home. Cornélius Sépos (Colon, I, 4) indique, comme Tite-Live. que C.iion alla en .Vfriiiue ))( ndant sa questure.

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