‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 285 sur 407 · Voir p · texte numérisé non relu

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accrut leur bien-être. Sur les côtes, les colonies phéniciennes, tombées entre ses mains, furent les portes et les marchés de son royaume; à l'intérieur, une sécurité inconnue jusqu'alors favorisa les relations commerciales *.

Par ces villes maritimes, sans doute aussi par la province punique, la civilisation carthaginoise pénétra chez les Numides et Masinissa l'aida à se propager. L'usage du parler phénicien paraît avoir été fort répandu à Cirta, sa capitale; lui-même, comme Syphax, en avait fait sa langue officielle ^

L3 petit prince massyle était devenu un souverain très puissant, célèbre dans tous les pays de la Méditerranée, depuis l'Espagne, qui se souvenait des exploits de sa jeunesse, jusqu'à l'Orient lointain, où il se ménagea des amitiés : Nicomède, qui devint roi de Bithynie très peu de temps avant la mort de Masinissa, proclamait que celui-ci lui avait témoigné une affection et une bienveillance paternelles ^ Cet Africain fut attentif à plaire aux Grecs, dispensateurs de renommée et commerçants avisés, avec lesquels on pouvait traiter de grosses affaires. Il offrit à Rhodes du bois de thuya et de l'ivoire *, à Délos, du blé, dont la vente rapporta quelques milliers de drachmes au temple d'Apollon ^ Trois statues au moins lui furent élevées dans l'île sainte : une par un marchand athénien qui se disait

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