‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 316 sur 407 · Voir p · texte numérisé non relu

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même par ceux qui, au fond, l'approuvaient : pour détruire Cartilage, il fallait avoir des griefs contre elle^ Jusqu'à l'année 150, Rome n'en eut point. Le traité de Scipion avait été respecté pendant un demi-siècle 2; le dernier terme de l'indemnité de guerre venait d'être payé.

Ces griefs, des chroniqueurs, désireux de noircir la conduite de Carthage, les inventèrent plus tard. On les trouve exposés brièvement dans les sommaires de Tite-Live, dont nous allons reproduire quelques passages.

Vers le commencement de l'année 153, des députés romains, revenant d'Afrique, annoncèrent que des matériaux étaient réunis à Carthage pour la construction d'une flotte : euxmêmes avaient constaté le fait^ Quelque temps après, le bruit se répandit qu'Arcobarzane, petit-fils de Syphax, se trouvait sur le territoire punique avec une grande armée, rassemblée €n apparence pour combattre Masinissa, en réalité pour combattre Rome. Caton demanda qu'on déclarât la guerre aux Carthaginois. Nasica s'y opposa. Ce fut alors qu'il fit nommer la commission dont nous avons parlé. Elle devait, non seulement régler une contestation territoriale entre le roi et ses voisins, mais aussi faire une enquête au sujet de ces préparatifs, contraires au traité. Elle les reprocha au Sénat de Carthage, qui se montra très déférent. Mais un magistrat, Giscon, fils d'Amilcar, prêcha la guerre contre Rome et souleva de telles passions que les députés durent s'enfuir pour échapper à des violences*.

Puis Gulussa se rendit à Rome, — vers la fin de 152, d'après

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