T. Livi Periochae, édit. Rossbacli, Leipzig
7. Un papyrus, trouvé il y a quelques années en Egypte, à Oxyrhynque, nous a. fait connaître des sommaires de rédaction différente, se rapportant aux livre»
LA FIN DE GAaTHAGE. 33'J
Il faut y joindre de courts passages de Florus, du livre De viris illuslribus, d'Eutrope, de Paul Orose, qui, par des intermédiaires, dépendent aussi de Tite-Live. Autant qu'on en peut juger, l'historien latin a suivi Polybe, tout en insérant çà et là des variantes, des détails pris à des chroniqueurs S non pas sans doute à des contemporains de la chute de Carthage, mais à des auteurs de seconde main, Yalerius Antias, Claudius Quadrigarius, ou d'autres. Telle avait été déjà sa méthode dans le récit des événements militaires dont l'Afrique fut le théâtre à la fin de la guerre d'Hannibal.
Un exposé rapide de la troisième guerre punique se trouve dans Zonaras, abréviateur de Dion Cassius ^. D'ordinaire, il concorde à peu près avec celui de Polybe, qu'Appien et Diodore ont reproduit. On y rencontre cependant des indications dont l'origine est différente ^ Dion paraît avoir attribué moins d'importance que Polybe au rôle joué par Scipion dans la première année de la guerre *. Il a raconté autrement qu'Appien les deux attaques faites par les Romains dans le quartier de Mégara, au printemps de 147 ^ Il est certain qu'il n'a pas copié directement Polybe. L'auteur dont il s'est servi, très vraisemblablement un chroniqueur romain ^, avait-il fait un mélange du récit de Polybe et de renseignements puisés à une
XXXVII-XL, XLVIII-LV : E. Kornemann, Die neiie Liviiis Epiiome aus OxyrhynchuSt LeipziiT. 1904; reproduit aussi dans l'édilion de Russbach, p. 122-148.