‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 4)Chapitre 74 sur 407 · Voir p · texte numérisé non relu

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4. Polybe, I, 29, 1-3, 5-6. Zonaras (VIII, 12, p. 390, c) dit que les habitants de Clupea abandonnèrent cette ville. Voir encore Florus, I, i8, 19; Eutrope, II, 21, 2 ; Orose, IV, 8, 7.

5. Polybe, I, 29, 6-7. Eutrope et Orose indiquent 37 000 prisonniers (voir t. II, p. 104, n. 4). Zonaras {l. c.) parle de villes qui furent prises ou se soumirent et de la délivrance de nombreux Romains, faits prisonniers dans des combats antérieurs. Si cela est vrai, les Carthaginois les avaient peut-être employés aux iravaux des champs (voir t. II, p. 300). Eutrope {l. c.)et Orose (IV, 8, 8) disent, sans doute par erreur, que les consuls s'avancèrent jusque devant Carthage. Orose Ajoute qu'ils dévastèrent en route plus de 300 castella. Ce chiffre se retrouve, d'après la même source, dans Florus (I, 18, 19), où il parait s'appliquer à des Jieux dévastés par les Romains pendant toute la durée, et non pas seulement au début de l'expédition.

LA PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE. 8i

demandé des instructions. On décida que l'un d'eux reconduis rait la flotte en Italie et que l'autre garderait les troupes nécessaires. Manlius partit au commencement de l'hiver S avec les prisonniers et le butin, et fit une heureuse traversée. Il laissa à Régulus 40 galères, 15 000 fantassins et 500 cavaliers^.

Voyant que les Romains se disposaient à continuer la guerre •en Afrique, les Carthaginois élurent deux généraux, Asdrubal, fils d'IIannon, et Bostar. Ils rappelèrent Amilcar, commandant des forces de Sicile, qui était resté à Héracléa Minoa après la bataille d'Ecnome, à laquelle il avait participé. Il débarqua avec 5 000 fantassins et 500 cavaliers et reçut les mêmes pou^ voirs que Bostar et AsdrubaP.

Régulus s'était remis en campagne*, pillant les lieux sans défense, assiégeant ceux qui étaient fortifiés. Il était arrivé devant Adyn, ville importante^ Pour sauver cette place, l'armée punique vint occuper une colline aux pentes raides, qui dominait le camp ennemi. Les difficultés du terrain rendaient cotte position fort impropre à l'emploi de la cavalerie et des éléphants, sur lesquels Carthage comptait le plus. Les Romains le comprirent et ils n'attendirent pas qu'on leur offrît la bataille en plaine. Gravissant la hauteur dès le point du jour^ ils commencèrent l'attaque de deux côtés à la fois. Les mercenaires leur opposèrent une vive résistance et contraignirent même une des deux colonnes à prendre Id fuite. Mais, presque enve-

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