Conf. supra, p. 78, n. s
11. \ l,.- icière, à l'Est de Tlemcen, on a trouvé une dédicace » Dianaedeae,
nemorum comiti, victrici ferarum ■ : C. /. L., VIII, 9831.
de magnifiques boisements de thuyas, épuisés au temps de Pline1, était situé dans le voisinage de la vallée du Chélif; on a supposé que c'était l'Ouarsenis2.
La région forestière de la Numidie que mentionne Solin3 devait être celle qui s'étend sur le Nord-Est de l'Algérie et le Nord-Ouest de la Tunisie. Les fauves y pullulaient4. Il est probable que les bois qu'on expédiait à Home sous le Bas-Empire en provenaient, car les frais de transport eussent été trop élevés s'il eût fallu les faire venir de l'intérieur. Une inscription indique des pins dans le voisinage de la mer et de l'Amsaga (au Nord-Ouest de Constantine '). Juvénal6 parle des forêts ombreuses, pleines de singes, de Thabraca, aujourd'hui Tabarca7. Le castellum d'Auzea, au dire de Tacite, était entouré de vastes forêts8 : ce bourg fortifié se trouvait probablement en Numidie, mais nous ignorons son emplacement exact. Il en est de même des lieux boisés où Jugurtha attira Aulus Postumius, qui assiégeait Suthul9, et de ceux où il s'enfuit après avoir été vaincu par Métellus près de l'oued Mellèt,rue, aflluent de droite de la .Medjerda "'. Au vi' siècle de notre ère, des forêts
1. XIII. 93 : " Ancorarius mons vocatur Citerions Mauretaniae, ijui laudatissimam dedil cilrum, iam exhaustus. »