Columelle, X. In
3. Conf. les réflexions 1res justes de Niepce, dans la Revue des Baux el forêts, IV. 1805, |i- i : ■ Tel sol convient a la végétation Forestière, el particulièremenl ■ i telle "ii telle essence, tandis que 1rs céréales n'y poussenl qu'à grand'peine
el dans des conditions particulières d'engrais el d'amende ni: tel autre, au
contraire, est propre aux céréales et se trouve, p 'ainsi dire, dépourvu de végétaux ligneux, sauf quelques espèces raresqui s'en ace i lent. G'esl à ces conditions, ''h général, plutôt qu'a des causes de destruction, qu'on peul attribuer l'étal de i Algérie, très boisé dans certaines contrées, complètement nu dans d'autres. ■
FAUNE ET FLOUE DE L AFIIIQUE DU NORD. loi
la province de Constantine et de la Tunisie, sur lesquelles s'étend une sorte de carapace gypso-calcaire, due à l'évaporation d'eaux remontant par capillarité1 : cette croûte, quand l'homme n'intervient pas pour la casser, est un obstacle au développeniciil des racines des arbres. Telle aussi une bonne partie des steppes des provinces d'Alger et d'Oran, où existe une croûte analogue et où les pluies ne sont pas assez abondantes pour alimenter des arbres, même très peu exigeants. Telles les terres argileuses de beaucoup de vallées et de plaines, sols qui se dessèchent complètement pendant la saison d'été. Telles enfin les terres fertiles de l'Ouest du .Maroc, qui ne forment qu'une mince couche, recouvrant un sous-sol pierreux compact-. Quand des écrivains arabes affirment qu'à la fin du vu" siècle, des ombrages continus s'étendaient de Tripoli à Tanger3, leur assertion ne peut pas plus être admise que les mots ager arbori infecundus de Salluste. même si l'on se souvient que ces auteurs veulent parler d'ombrages formés, non seulement par des forêts, mais aussi par des plantations d'arbres fruitiers ;.
Sur quelques points, la forêt a repris possession de terrains qui, à l'époque romaine, devaient être cultivés, car on y trouve des ruines enfouies dans des massifs d'arbres, (le fait a été observé en Khoumirie et dans le Nord-Est de la province de Constantine, entre Souk A liras et la Calle ', régions où des pluies abondantes développent la végétation et
1. Pervinquière, dans Revue de Géographie, III, 1909, p. 398. Battandier ri Trabut, l'Algérie, 32.VG. Uni' croûte semblable se retrouve souvent dans Le Maroc occidental : Gentil, le Maroc physique, \\. 307, 319.