‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 138 sur 404 · Diodore, XIII, lli · texte numérisé non relu

Diodore, XIII, lli

s. Saint Cyprien, De mortalitate, 14 (où il décril le- effets physiques île la maladie); .1'' Demetrianum, lu. Pontius, 1 te de saint c.yprien, 9. Conf. Monceaux Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne, 11, p. 224-5, 303 et suiv. - Le martyr Marianus, exécuté a Lambèse, en mai 259, aurail prophétisé, au due .le celui qui raconta sa passion peu (le temps après, - varias saeculi plagas..., luem,...

faim lerraeque moins el eynniiiiae venena crueiaulia lil s'agit de mouches

venimeuses) » : von Gebhardt, Ausgewàhlte M&rtyreracten, p. 145,

tiné, en 5i3, fui aussi apportée d'Orient1. Une. autre, signalée en 123 avant J.-C, fut provoquée par une terrible invasion de sauterelles; elle s'étendit en Numidie, dans la province romaine et en Cvrénaïque2. Ces contagions désastreuses, comme aussi certains tremblements de terre3, furent des accidents, qui ne causèrent que des maux passagers."

En somme. l'Afrique du Nord est une contrée où la vie humaine se développe dans des conditions favorables, pour les autochtones aussi bien que pour les immigrants originaires des régions tempérées de L'Europe et de l'Asie; où. d'ordinaire, le climat n'affaiblit ni la force physique, ni l'intelligence. Ces qualités doivent se déployer presque partout avec vigueur, car le pays n'est pas une terre bénie qui dispense libéralement ses dons. Nous verrons qu'une grande partie, de ses habitants, non seulement les Carthaginois et les Romains, mais encore beaucoup d'indigènes, ont fait bon usage des ressources qui s'offraient à eux, lorsqu'ils ont été libres de travailler en paix, lorsqu'ils ont su qu'ils tireraient de leur travail un profil équitable.

I. Corippus, Johannide, III. 343 el suiv. Conf. Partsch, édition de Corippus, p. xyi-xvii; DiHil, l'Afrique byzantine, p. 339.

''. Voir plus haut. p. 130-7.

:!. C. /. L-, VIII, 15562 (à \uuiihaiis, dans la Tunisie centrale : « [templum... per ter rae molum dilabsum ., — Trerablemenl de terre en Asie, à Rome, en Libye, in 262 de notre ère. Histoire Auguste, Gallieni Joo, V, 4 : .. mota et Libya » (mais il n'est pas sùi qu'il s'agisse de la Berbérie). — C. /. L., 2480 el -isi (en 207, a \,l ïfaiores, au Sud de la Numidie) : - [post terra]e molum rpiod patriae, Paterno ri Vrcesili Is(ulibus), hora noc[tis..., somno fjessis eontigit... « Ce tremblement de terre parait avoir aussi causé «les dégâts à Lambèse : Wilmanns, au (.'. /. /. , VIII, -.">7I : Cagnat, l'Armée romaine d'Afrique, - édit., |>. 442. — Sainl Vugustin, Sermons, MX. <i : en 119, tremblement de terre violent à Sétif; pendant quinze jours, toute la population campa dans les champs.

Les plus anciens témoignages de l'existence de l'homme dans l'Afrique du Nord sont des armes et des outils de pierre, trouvés avec des restes d'animaux qui habitaient le pays à l'époque quaternaire, pendant une période de chaleur humide2. Ces objets appartiennent aux premières phases de l'industrie paléolithique et ressemblent à ceux qui ont été recueillis dans d'autres contrées, surtout dans l'Europe occidentale; les pré-

I. J'ai adopté les grandes divisions indiquées par M. Pallary, dans ses Instructions pour les recherches préhistoriques dans le Nord-Ouest de l'Afrique [Mémoires de la Société historique algérienne, t. III. Uger, 1909); voir en particulier p. 39-56 (on trouvera une bibliographie aux p. I02-H3). M. Pallary a de m m- plusieurs bibliogra phies très détaillées du préhistorique de la province d'Oran : Association française pour l'avancement des sciences, Marseille, 1891, II. p. 770-5; Besançon, 1893, II,

p. 082-692; Tunis, 1896, 11, p. 494-500; Paris, Il Il, p. 770-5; voir aussi Revue

africaine, l.l. 1907, p. 274-8. Bibliographie du préhistorique saharien par Flamand cl Laquière, dans Bévue africaine, I.. 1906, p. 233-7. — Le musée le plus riche en antiquités préhistoriques de l'Afrique du Nord est celui d'Alger voii Pallary, Revue africaine, LV, 1911, p. :iiiii-:;j:i. Il y a aussi des collections importantes à < Iran el ;i Constantine (musées municipaux), au mus le Saint-Germain

cl au musée d'ethnographie du Trocadéro.

j. Conf. plus haut, \>. 100 ci suiv,

historiens distinguent trois types, qui se rencontrent souvent ensemble, surtout les deux derniers : ehelléen (« coups-depoing » sommairement taillés), acheuléen (« haches » en forme d'amande, d'une technique plus soignée), moustérien (pointes, lames, racloirs. travaillés sur une seule face)'.

A Ternitine. dans la province d'Oran2, on a découvert de nombreux instruments en pierre et des ossements, débris de chasse, se rapportant à une faune quaternaire chaude : Elephas atlanticus, rhinocéros, hippopotame, sanglier, zèbre, chameau, girafe, antilopidés, etc. Ils gisaient pèle-mèle3 au pourtour d'une colline de sable, haute d'une trentaine de mètres, constituée par des apports de sources artésiennes et recouverte d'une couche de grès. Beaucoup d'os présentent des incisions, ou sont cassés au milieu, sans doute pour l'extraction de la moelle. Les outils ou armes sont des coups-de-poing chelléens. en grès et surtout en quartzite, très grossiers, dont la forme est vaguement celle d'une amande, longue de 0 m. 13 à il ni. 20, nu bien, d'un rectangle; des galets de grès, ou des moitiés de galets, en partie bruts (du coté où on les tenait en main), en

I. Nous laisserons de côté les éolithes, pierres qui auraient été simplement accommodées pour l'usage. On sait que des préhistoriens placenl avanl L'industrie paléolithique une longqe période éolithique. Que les hommes se soient >:T\is. non sriilrmriii i] pierres brutes, mais aussi d'instruments 1res rudimenlaires, soit avanl. soil après l'invention de la taille, c'est ce que l'on peul admettre

sans difficulté. Mais il raudrail pouvoir distinguer les éolithes, accom lés el

utilisés, des cailloux qui présentent un aspect toul à fail semblable el qui, pourtant, n'ont été façonnés que par des agents naturels. Dans l'Afrique du Nord, "ii o signalé de prétendus éolithes à Chelma (prés de Biskra) el à Gafso :

Chantre, dans tsso française, Cler i Perrand, 1908 II. p. 688v Eybert. dans

Bull. I - !i arcWoiojiguedeSousse.1V, 1906, p. 141 el suiv. ; Schircinfurlh, dans Zeilschrift fur Ethnologie, XXXIX. 1907, p. 130. Pour ceux de Gafsa.MM. de

Morgan, ' npitan el I! ly (Revue de VÈcole d'anl XX. 1910, p. 220) ont

montré que ce sonl des éi lats qui se retrouvenl dans des ateliers paléolithiques de la région, avec des pièce dheîléennes, acheuléennes el islériennes.

2. Prés du vill ige de Palikao, à l'Est de Mascara : Gsell, lllas archéologique de

l'A .i 32, h" II. — >ui ces trouvailles, voit surtoul Pallary el P il, dans

Matériaux pour l ■ ne, \\ll 1888, p. 221-232.

3. Sous devons ajoutei que toutes 1rs trouvailles laites en ce lieu ne datenl pas de l'épo [ue quaternaire. Des restes de poteries grossières i Matéri iux, /. c, p, 223 l) sonl ccrlaiuctncnl beaneoop i>lus eécenl

partie façonnés à grands éclats; des morceaux de silex et de quartzite, de dimensions moindres, simplement cassés, ou à peine travaillés, qui ont pu servir de pointes et de racloirs.

Des constatations analogues ont été faites au lac Karar, petit réservoir naturel situé au .Nord de Tlemcen1, et ont donné lieu à une étude attentive2. Le gravier qui constituait le fond de la nappe d'eau contenait le même mélange d'ossements (Elephas atlanticus, rhinocéros, hippopotame, sanglier, zèbre, etc.) et d'outils primitifs. Parmi ceux-ci. les uns, en quartzite. ont la forme d'une amande, avec une pointe [dus ou moins effilée; les plus lon^s dépassent (I m. 211. Ils reproduisent exactement les deux types chelléen et acheuléen. Lès autres sont des silex de petites dimensions : soit des éclats, qui ont pu être utilisés, soit quelques instruments taillés sur une seule face, pointes et racloirs. Il est très probable que les deux séries sont contemporaines3.

Ces stations1 sont datées par la faune associée aux restes du travail humain. Sur bien d'autres points ;, au Maroc", en Algérie7,

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