‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 15 sur 404 · Conf. Stace, Thébaïde, VIII · texte numérisé non relu

Conf. Stace, Thébaïde, VIII

h. Lucain, IX, 310 el suiv.; Silius Italicus, XVII, 246-7. Conf. Tissot, (. c. 5. Jug., XVII, 5 : > marc... inportuosum ».

3i LES CONDITIONS DU DEVELOPPEMENT HISTORIQUE.

golfes étendus sont rares1. Ceux de l'Algérie s'ouvrent très largement au Nord, celui de Tunis, au Nord-Est, côtés d'où viennent des vents redoutables. Il n'y a ailleurs que des échancrures, creusées pur des empiétements de la mer sur des terrains peu résistants; elles sont plus ou moins exposées aux souffles du large. Le littoral septentrional de la Berbérie consiste surtout en des pentes raides ou en des falaises verticales, contre lesquelles les navires, entraînés par les vents, risquent de se briser. Sur quelques points, il s'abaisse, niais il est alors bordé de dunes. A l'Ouest, le long de l'Océan, îles suites de falaises et dr dunes forment un rivage monotone, à peu près dépourvu de fortes saillies et.de baies'2, sans défense contre les vents d'*hiest et du Nord : on n'y trouve aucun bon abri. Les côtes orientales de la Tunisie, exposées aux vents d'Esl el de Nord-Est . et celles de la Tripolitaine sont basses, sablonneuses, souvent bordées de lagunes et précédées de liants fonds1; là aussi, les abris sûrs font défaut'. Dans la petite Syrte, où la marée s élève jusqu'à trois mètres, le reflux accroît les dangers d'échouemenl \

Pourtant, les marins de l'antiquité avaient besoin de nombreux ports. Pendant longtemps, ils craignirent de s'éloigner des rivages el évitèrent de voyager la nuit. Le soir, autant que possible, ils s'arrêtaient, ils tiraient leur bâtiment sur la grève; ils se rembarquaient au jour, après avoir fait leur provision d'eau. A ce cabotage primitif, il fallait de*nombreuses escales7. Plus tard, les vaisseaux s'aventurèrent plus facilemenl en

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