A Chenini : Bertholon, Assoc, l. c., p
[3. Collig Revue d'anthropologie, ISSN, p. 6; Bertholon, Issoc, '. c, p. 1040;
voir aussi le même, Assoc, Lille, 1909, 11. p. 908-9 (à El Djem). Sur le littoral,
|ilu> ouverl que l'intérieur du pays ;hix èlt 'ni- étrangers, des blond • européen
mil pu s'introduire dans ces derniers siècles. Voir cependanl le texte de Scyla.i cité plus loin.
IV. Voir, entre autres, Bertillon, Bail. >le la Soc. d'anthr., Issj, p. 39) (Kabylie); Papillault, ibid., 1897, p :iil (Aurès); Joly, /. c, p. 36 (Titteri). De même au Munir : voir, par exemple, Mouliéras, '•■ Maroc inconnu, II, p. 777.
15. Bertholon, /.'»". <'• '/■'■'■n\ hislor., 1891, p. 428-431; Assoc, Reims, p. mil (au Nord de lo Medjerda). Collignon, Rev. d'anthr., isss. p. 7 (massif central el côte orientale). Bertholon, Assoc, Lille, p. 908 (Tunisie méridionale) ; l'Anthropologie, VIII, 1897, p. 403-3, 414-3 (lie de Djerba). Etc.
des cheveux et des yeux à nuances intermédiaires enlre la couleur claire et la couleur foncée : il est permis de croire que les gens qui offrent ces caractères ont eu des blonds parmi leurs ancêtres. Des blonds sont aussi signalés en Cyrénaïque1. Il y en aurait jusque dans les tribus nomades du Sahara, mais ils n'y forment certainement qu'une infime minorité2. Notons enfin qu'au Sud-Ouest du Maroc, les cheveux blonds paraissent avoir été fréquents chez 1rs Guanches, qui habitaient les îles Canaries avant l'occupation espagnole3.
Il est inutile de discuter l'opinion qui rattache ces blonds aux Vandales1, ou celle qui en fait des descendants de soldats gaulois, introduits par Cartilage et par Rome5. Nous savons qu'après leur défaite, les Vandales disparurent à peu près de l'Afrique septentrionale0. Les Gaulois qui y vinrent au service des Carthaginois et îles Romains ne furent pas très nombreux et, en général, ils ne durent pas faire souche dans le pays; il n'est du reste pas prouvé qu'ils aient été surtout des gens blonds. La grande extension de ce type doit faire admettre qu'il a existé et qu'il s'est répandu eu Berbérie dès une époque lointaine.
Il n'était pas inconnu des anciens7. Au vi" siècle de notre ère, au lendemain de la destruction du royaume vandale, Ortaias, prince indigène, affirmait à Procope qu'au delà Me
I. Bertholon, Assoc, Keims, p. 1038-8 (dans le djebel Lakhdar).
-'. 1 1,1 h iii.i ~. cité par Vivien <i.> Saint-Martin, I. <•.. p. 57, note. Deniker d'après Elisseïeff, Rev. d'anthropologie, 18SG, p. 334. Duveyrier [les Tout reg du \ord, p 382) parle seulement de quelques yeux bleus.
3. Broca, Revue d'anthropologie, IsTii. p. 402. Verneau, Archiv i -.
:i série, XIII, Isst. p. 383 i.
i. Shaw, Voyages dans plusieurs provinces <tr la Barbarie (traduct. fram lise de 1743), l. ;.. 130, ri beaucoup d'aulres depuis, jusqu'à Quedenfeldt, Revue afri- \l.\ I. 1902, p. 107. C i tira Broca, l. c . p. 398-403.
.'i. Opinion indiquée pai Faidherbe, Bull, de l'Académie d'Hippone, IV. |>. r. s. et Collection complète rfi inscriptions numidiques, \k 19. ('.uni'. Perîer, J. c, p. iT.
il. Voir plus haut, p. 279.
7. l'uni' les textes c semant les blonds d'Afrique, voir, entre .min'-. Melilis,
fur Anlhroi ilogie, Seue Folge, VIII, 1909, p. 'S.",-ii.
son territoire (situé à l'Ouest de l'Aurès), il y avait un désert très vaste, puis des hommes qui n'avaient pas le teint noir comme les Maures, mais dont le corps était très blanc, avec îles cheveux blonds '. Cette indication sommaire ne permet malheureusement pas de dire quelle région ils occupaient. Neuf siècles environ plus tôt, le Périple mis sous le nom de Scylax mentionne des Libyens « blonds... et très beaux2 » entre Thapsus et Néapolis (en arrière du golfe de Hammamet), c'està-dire dans un pays où les blonds sont aujourd'hui fort rares. A l'Est de la Berbérie, les blondes Libyennes de la Cyréuaïque ont été célébrées parle poète Callimaque', né lui-même à Cyrène vers la tin du iv siècle avant J.-C*. Enfin des indigènes qui habitaient à l'Ouest de la vallée du Nil sont représentés avec un teint mat, blanc sale ou jaune clair, des yeux bleus, une barbe châtain sur des peintures égyptiennes de l'époque du Nouvel Empire, dans la deuxième moitié du second millénaire '.
Dans jles oasis du Sahara septentrional, depuis le Sud du Maroc jusqu'à la Tripolitaine, vivent des gens à la peau nuire ou. tout au moins, très foncée. Ils v séjournent dans des conditions [dus favorables que les blams. car ils sont beaucoup
1. Procope, Bell. Vand., II, 13, 29: ov/ i.it-zo oi MocupoOmoi ns).avdxpoO!, iXkàt Xïuxo! -i Xiav T-à adiia-a y.ai ri; ■/.'>>>.%; ïavôa:'.
2. S 110 {Geogr. gr. min., édit. Millier, I. p. 88): oxnai y'ap ôraav-eç Aîëues XÉYOVcai ix-i'Xj':, à'uxTT'r. (corr. peut-être i:'jtj-j.i-.v.) xai xâXÀ'.oro'.. Voir, pour le contexte, la traduction de M. Desrousseaux, publiée dans Revue de géographie, XXXVIII, 1896, p. 330.
3. Hymne à ApoMiui, vi'is SU qi. IN de ledit. Meineke) : àvÉps; wp/iQTavTO [Jî-z
4. Quant aux serviteurs blonds de Cléopâtre (Lucain, X. 129-131), on ignore
d'eu ils étaient venus eu Égj pte.
.ï. Rosellini, Monumenti deW Egitto, I, pi. CL VI (en bas) el pi. CLX; voir aussi pi. cl. IX (en haut).
moins alteinls [iar les fièvres1. Ce sont soit des esclaves, d'oririgine soudanaise, soit des métayers, appelés haratines dans le Sud du .Maroc et de l'Algérie'. La couleur de la peau des haratines ull're îles nuances variées : ébène, choGolat, cuivre, cannelle. Il en est dont la physionomie rappelle des visages berbères; d'autres sont de purs aègres, offrant les traits classiques des Nigritiens du Soudan.
Un type qui est très fréquent dans le Sud de la Tunisie, surtout dans le Djerid, où il a été étudié avec soin3, et qui se retrouve ailleurs4, offre les caractères suivants : taille audessus de la moyenne; crâne fort long et étroit, dont le sommet esl rejeté en arrière: front oblique; arcades sourcilières saillantes: fortes pommettes, à partir desquelles le devant de la face s'allonge en triangle; nez à échancrure profonde, court et retroussé, mais non épaté; grande bouche, avec de fortes lèvres; menton fuyant; épaules larges et carrées; thorax en tronc de cône renversé, très étroit au-dessus du bassin. La peau est très foncée, d'un brun rougeâtre; les veux sont très noirs; 1rs cheveux, qui ne sont pas crépus, de la couleur du jais.
11 est. certain que parmi les cultivateurs des oasis, il y a des fils et des petits-fils d'esclaves soudanais , que beaucoup d'autres sont des métis d'Arabes, de Berbères et de Nigritiens. Mais on peut se demander si bon nombre d'entre eux ne des cendent pas de populations établies sur les lieux depuis fort longtemps.