Scylax, 112 (p. 94) : près de L'Ile de Cerné
7. § 7 (p. 6). — Sur l'identité du Lixos et du Darat avec l'oued Draa, voir Tissot, dans Mémoires présentés à l'Académie des Inscriptions, IX, I" partie (1878), p. 2o.i-7.
s. Pline, V, H* : » ... in ora Aethiopas Daratitas. •
'.). Livre V, l;i : • ... Vethiopum gentes Nigritae a quo dictum esl Rumine,
gymnetes Pharusii, iai ;eanum attingentes quos m Mauretaniae Une diximus
Perorsi. » D'après la tournure de la phrase, les mots mm oceanum attingentes se rapportent à l'ei'jrm. el non aux peuples indiqués auparavant (conf. Schweder,
dans Philologus, XLVII, 1888, p. 638). Le ter grec gymnetes parall être une
épithèle de Pharusii : Vivien de Saint-Martin, le Nord de l'Afrique, p. 158-0 Pour les Perorsi qualifiés d'Éthiopiens, voir encore Pline, V. 16, el VI, 1 '. *■>.
10. Livre V, 10 : « (promunturium) Surrentium, postea (lumen Salsum, ultra quod Aethiopas Perorsos, quorum o tergo Pharusios. •
rusii (du grec ^apoûaioi) et Perorsi ne sont que deux transcriptions d'un même nom africain1. L'énumération de Pline allant de l'Est à l'Ouest, les Nigritae habitaient jdus loin vers l'Orient, — nous verrons tout à l'heure qu'ils devaient s'étendre jusqu'à l'oued Djedi, au Sud des provinces d'Alger et de Constantine, — et Mêla doit se tromper- quand il affirme qu'ils atteignaient la côte ;. Strabon, qui mentionne également les Pharusiens et les Nigrites*, dit qu'ils habitent au-dessus [au delà] des Maurusiens, dans le voisinage des Ethiopiens occidentaux, dont il les distingue'. 11 indique, probablement d'après le Périple d'Ophellas °, que leur pays est éloigné de trente journées de marche de la ville de Lixus7. Si l'on admet que le chiffre est exact, on doit chercher ces deux peuples dans l'extrême Sud du Maroc, vers l'oued Draa, et sans doute aussi plus à l'Est, dans les régions de l'oued Ziz, de l'oued (iuir, de l'oued Zousfana. Nous ne savons rien de précis sur les Ethiopiens occidentaux contre lesquels Bogud.roi de Mauritanie, fit une expédition8: il est à croire qu'ils n'étaient pas très éloignés des états de ce prince. Des Ethiopiens, voisins du royaume maurétanien
1. Pline (V, 46) qualifie tes Pharusii de ■ quondam Persi : ce qui s'explique
par un jeu de mots supposant le nom intermédiaire Perorsi. Ailleurs (V, 16), Pline indique, probablement d'après le gênerai Suétonius Paulinus, que le peuple éthiopien des Perorsi se trouvait non loin du fleuve lier, c'est-à-dire sans doute de l'oued Guir, par conséquent dans la région où il conviendrait de chercher les Pharusii. — Strabon (voir plus loin) et Mélo (I, '12: III. 103) ne connaissent que les 4>apoâo-io'., Pharusii (Mêla parait les placer sur le Littoral). Gomme Pline, Ptolémée mentionne à la fois les HépopToi et les 'I'xi'iIti'j: (dans la Libye intérieure!.