Hérodote, I. Mi). Conf. Appien, /'«t
41 i COLONISATION PHÉNICIENNE, EMPIRE DE CARTHAGE.
Ce furent aussi des Phocéens qui fondèrent, vers ."><iO. Alalia (Aleria), sur la côte orientale de la Corse, à portée de l'Etrurie '. A plusieurs reprises, des Crées songèrent à prendre pied dans l'île voisine de Sardaigne 2. Au vu' siècle, après la seconde guerre de Messénie, les Messéniens vaincus eurent des velléités de s'y réfugier3; vers oio, Hias de Priène conseilla aux Ioniens de s'y rendre en masse, pour échapper à la domination des Perses4.
De tous côtés, le monde hellénique se déversait sur l'Occident. L'oracle de Delphes, puissance politique autant que religieuse, qui dominait la foule des cités autonomes et souvent hostiles, indiquait aux émigrants le but à atteindre et faisait il'eux les exécuteurs de la volonté divine".
Rien ne prouve, nous l'avons dit0, qu'en Cyrénaïque, en ('■aule. en (luise, dans l'Italie méridionale, les nouveaux venus se soient heurtés à des Phéniciens : dans ces régions, l'absence de rivaux facilita sans doute leurs entreprises. D'autre part, les Grecs ne se dirigèrent pas vers les côtes africaines situées entre les Svrtes e't le détroit de Gibraltar, le long desquelles les Phéniciens avaient des établissements importants. (Cependant il esl impossible d'admettre qu'il v ait eu entre les deux peuples une entente pour le partage de l'Occident. Partout où des circonstances favorables leur promettaient le succès, les Crées accouraient, sans égard pour leurs devanciers. Si ce que Thucydide affirme est exact, ils les contraignirent à abandonner leurs