X. 17. il
3. Je ne suis pas disposé à croire, .ivre Mûllenhofî (Deutsche Altertumskunde, I. p. 158), que cela se soit passé après la première guerre punique, lors de la révolte des mercenaires qui donna prétexte aux Romains de s'emparer de la Sardaigne (Polybe, 1. 79).
4. Tandis que le premier traité conclu entre Carlhage et Rome autorisait en Sardaigne le commerce do Romains et de leurs allies, le second, qui date de 348, contient cette clause (Pdlybe, III. 2i. Il) : « Eu Sardaigne et en Libye, aucun Romain ne fera de commerce, ne fondera de villes... (il y a ici une petite lacune; un peut suppléer « n'abordera -. nu .. ne fera d'achats »). sauf puni prendre des vivres et réparer son vaisseau. S'il y esl jeté par la tempête, il devra repartir au bout de cinq juins. » — Kn 378, les Romains auraient, selon Diodore (XV. 27), envoyé une colonie de cinq cents hommes :!; SapStuvcav. S'agit-il ici de la Sardaigne, nu de quelque ville d'Italie, dont le nom serait altéré? Voir, sur ce texte, Meltzer, 1. p. 339 el 519; Pais, Bicerche sloriche, p. 557. Kn huit cas, si une colonie romaine lui véritablement fondée dans l'île, elle ne dura pas.
5. Depuis la lin du vi1 siècle il y a peu d'objets grecs dans les tombes de Sardaigne (Helbig, Annali deW Institulo, XI. VIII. 1876, p. 235; Perrot, /. c, III, p. 655; von llnlin. dans Strena Helbigiana, p. On. (il. 07; Patroni, .1/"». dei Lincei, XIV. p. lis m. .',i. 205, 256; Taramelli, ibid., XXI, p. 123), et ils uni peut-être été apportés de Carthage sur des vaisseaux puniques.
6. Voir Tais, Aiii, (. e., p. :U!i el suiv. Pour les inscriptions en langue phénicienne trouvées dans l'Ile, voir Corpus inscr. sem., I. u" 139-163; Notizie degli scavi, l'JII. p. 240.
à Motyé, à Soloeis et à Panormos, près des Elymes. leurs alliés. « parce que, de là, la distance entre la Sicile et Carthage est la plus courte ». Ceux qui s'étaient rassemblés dans ers villes, peut-être dès la lin du yiiic siècle, entretenaient donc des relations avec Carthage et comptaient sur son appui. La colonie fondée, vers 580, par Pentathlos au cap Lilybée était une menace pour eux, surtout pour Motyé, voisine du cap. Les Carthaginois durent aussi s'inquiéter de voir les Grecs s'établir dans la partie de l'île qui, étant la plus rapprochée de l'Afrique, commande le détroit et qui fait face au Sud de la Sardaigne. On peut supposer qu'ils intervinrent1, quoiqu'ils ne soient pas nommés expressément à propos des événements qui suivirent. Les Elymes mentionnés par Thucydide étaient un peuple, venu peut-être d'Orient'2, qui occupait, dans le Nord-Ouest de la Sicile, la région du mont Éryx et quelques villes, dont la principale était Egesle. Les Egestains avaient alors une querelle avec les Crées de Sélinonte. Pentathlos prit parti pour ces derniers. Il eut à combattre à la fois les Elymes et les Phéniciens3 et fut tué dans une bataille, avec beaucoup d'autres. Les survivants s'enfuirent aux fies Lipari'.
Avant de faire la guerre en Sardaigne, le généra'! carthaginois Malchus avait pendant longtemps commandé avec suceès en Sicile. Prit-il part à la lutte contre Pentathlos? Ses campagnes se placent, autant qu'il semble, à une époque un peu plus