‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 45 sur 404 · VIII, 2i-2:i · texte numérisé non relu

VIII, 2i-2:i

S. De sollertia animalium, 17.

'.i. Monnaies de Juba I"' : Miiller, Numismatique de l'ancienne Afrique, III, p. 13; de Juba II : ibid., p. 103, lus-. Bévue numismatique, 1908, pi. XIII, lig. 2ti. — Les monnaies d'argent publiée- par Miiller, 111. p. 17 el 34, paraissent avoir été frappées par les Carthaginois eu Espagne; elles ne doivent donc pas être citées ici.

lu. L'exemple le plus ancien est, je crois, une monnaie d' \gathocle : voir Lexikon der Mythologie de Roscher, s, *. Libye, p. 2039.

II. Claudien, Deconsulatu Stilichonis, II, 256; De bello Gildonico, 137-8. Doublet et Gauckler, Musée de Constantine, p, 11-42, Etc. — Il faut remarquer qu'Alexandrie personnifiée p trte parfois I.' Sme coiffure. Pourtant, l'éléphant avait disparu de

i ypte depuis des siècles. Cet attribut a peut-être été donne a Alexandrie parce qu'elle formail le trail d'union entre l'Afrique du Nord, l'Ethiopie orientale et l'Inde, les trois contrées on les anciens connaissaient des éléphants.

éléphants asiatiques de Pyrrhus, connurent les africains lors des guerres puniques. Ils apprirent le nom que leur donnaient les indigènes1 et les Carthaginois2, kaisar (ou quelque forme voisine).

Les éléphants africains, disent les auteurs, étaient plus petits et moins vigoureux que les indiens3. Des images, d'ailleurs imparfaites, nous montrent qu'ils avaient des défenses plus longues et surtout des oreilles plus larges, disposées en éventail4, particularités qui se retrouvent dans l'espèce africaine actuelle (Elepkas capensis)B. Quoique la question soit obscure, on peut admettre qu'ils descendaient de YElephns africaines*, distinct del'Elephas allanticus et qui a survécu à ce dernier7..

Parmi les textes qui nous font connaître l'existence des éléphants, la plupart n'apprennent rien de précis sur leur répartition géographique. Quelques-uns, cependant, nous donnent

1. Spartien, Aelius, II, 3 : « Caesarem... ab elephanto, i]iii lingua Maurorum caesai (sic) dicilur. »

2. Servius, In Aeneid., I, 286 : - elephantem, qui caesa [sic) dicitur lingua Poenorum. » Ce nom parait se retrouver sur des inscriptions puniques de Carthage - Corpus inscriptionum semiticarum, Pars I, n' 336, 580 (Kaisar). Conf. Clermont- Ganneau, Recueil d'archéologie orientale, I. p. 230-4.

:i. Pline, VIII, 27. Tite-Live, XXXVII. 39, 13. Diodore, II. 10 ri 33. Strabon., XV. 1. l.'i.

i. Monnaies reproduites dans Tissot, 1. p. 365; voir aussi Revue numismatique, 1908, pi. Xlll, lig. 26; Babelon, Monnaies de In République romaine, I. p. 263-5, n" II, I7-2H; p. 27:Ki, ii" 38-43; p. 278, n" 47; 11. p. lu. n '.i. Stèle punique de Carthage : Corpus inscriptionum semiticarum, Pars I. u" 182, pi. XLV. Mosaïque d'Oudna : Bull, archéologique du Comité, 1906, pi. I, fîg. 2. Mosaïque de Véies : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 1899, pi. .i la p. 670. — On ne retrouve cependant pas ces grandes oreilles sur les deux images d'éléphants du pont de Constantine : Delamare, Exploration scientifique de l'Algérie, Archéologie,

pi. 118. fig. 1 (conf. Tissot, 1. p. -t7:i, ftg. 12). .Ir sonnais pâ"s les bas-reliefs

du théâtre de Medeina, qui représentent, comme-à Constantine, deux éléphants affrontés : Bull, archéol. du Comité, I s '. 1 7 . p. 123.

.'i. Pourtant les éléphants 'ir la Berbérie étaient île plu- petite taille que les africains actuels, puisque ceux-ci sont plus grands que les indiens. Ils paraissent avoir été faciles à dresser, tandis que le dressage des éléphants lernes d'Afrique offre des difficultés, qui. du reste, ne semblent \m~- insurmontables (voir Bourdarie, Association française pour l'avancement des science-:, Saint-Etienne, 1897, II, p. 564 et suiv.).

il. Sur cette espèce, voir Pomel, Éléphants quaternaires (Alger, 1895), p. 20 et suiv.

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