‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nord (volume 5)Chapitre 5 sur 404 · Vciii (iauticr, ilrui* la Grngrafhf. XXI, 1010, p · texte numérisé non relu

Vciii (iauticr, ilrui* la Grngrafhf. XXI, 1010, p

une maigre végétation de pins d'Alep, de thuyas, de genévriers, d'oliviers sauvages. Dans la partie Nord-Ouest de cette vaste région, ils se dirigent de l'Ouest à l'Est, comme les plissements du Tell de l'Algérie orientale. Les autres, beaucoup plus nombreux et qui se rencontrent déjà dans le voisinage du Hodna, sont orientés du Sud-Ouest au Nord-Est, comme l'Atlas saharien: ils se présentent souvent sous l'aspect de dûmes à base circulaire ou elliptique : type caractéristique de l'orographie tunisienne, mais qu'on observe déjà en Algérie. A l'Est, les érosions ont parfois découpé des tables, platesformes aux pans abrupts, dont la plus remarquable est la Kalaa es Senam, entre Tébessa et le Kef.

Les plaines, mamelonnées dans la Medjana et aux alentours de Sélif, plus unies à l'Est, sont situées à des altitudes de 700 à 1000 mètres. Celle de la .Medjana s'incline vers le Sud et c'est la direction des cours d'eau qui vont rejoindre l'oued Ksob, avant sou entrée dans le Hodna. Les autres plaines septentrionales de la région dont nous parlons appartiennent au versant méditerranéen et sont parcourues par des rivières qui contribuenl à la formation delà Soummane. de l'oued el Kébir, de la Seybouse. Au Sud, il v a des plaines à cuvettes centrales, où viennent s'amasser en hiver des eaux souvent salées, absorbées en été par l'évaporation : nous retrouvons là. mais dans de petites proportions, la nature des steppes des provinces d'Oran et d'Alger. Dans I Ugérie orientale et dans la Tunisie occiden laie, d'autres plaines ont leur écoulem'enl par l'affluent principal de la Meiljei'd.i. l'oued Mellègue, qui prend su source au Nord de l'Atlas saharien, non bon de Khenchela, el se dirige du Sud Ouest au Nord-Est, ainsi que par les affluents de cette rivière. Enfin, en Tunisie, des eaux s'écoulenl vers le Sud-Est.

I. I..i même loi tabulaire se retrouve au Kef. Une Lable analogue constitue

m, rorteresse naturelle a la Mestaoua, a-j Nord Ouesi de Batna : Bernard el I ichcur, '. c, p,

Cette zone n'est pas partout fertile. Les suis, imprégnés de sel, qui s étendent autour des cuvettes des bassins fermés, et même ailleurs, en particulier entre Souk Ahras et Tébessa, ne conviennent guère qu'à l'élevage du mouton; leur superficie est du reste assez restreinte. De vastes espaces, couverts de limons et de marnes riches en phosphate de chaux, se prêtent au contraire fort bien à la culture des céréales. Mais les pluies sont parfois insuffisantes dans les plaines du Nord; elles le sont souvent dans celles du Sud, sauf en avant de l'Aurès et des monts de Batna, dont les masses provoquent des condensations. Toutes ces plaines sont entièrement dénudées et il est probable que le défrichement n'a fait disparaître que des broussailles, la nature du sol n'étant pas favorable aux arbres'. Abandonnées en général aux pasteurs avant la conquête romaine, elles ont été ensuite habitées par une population agricole très dense, surtout autour et au Sud du Kef, sur la lisière de l'Aurès, bien pourvue de sources et où une forte occupation militaire a donné l'essor à la colonisation, enfin au Sud-Est et au Sud de Sélif.

La zone centrale de l'Algérie est bordée au Midi par l'Atlas saharien, prolongement oriental du ' Haut- Atlas marocain. Au Sud des hautes plaines des provinces d'Oran et. d'Alger, comme au Sud du bassin du Hodna, s'allongent des plissements parallèles, orientés du Sud-Ouest au Nord-Est. crêtes étroites et nues, formées surtout de grès friables. Les intervalles sont remplis par les débris infertiles de ces chaînes et l'on y retrouve les maigres piaules des steppes. Cependant, le massif du djebel Amour, qui présente dans sa partie orientale de mandes laides aux lianes verticaux, est mieux partagé. Il a de beaux pâtu-

Page 1