Gscll, MliK arrlu'-iiln.ji, jui' 'h' l'Ab/rrir, f
allons parler, les irrigations ont pu diminuer sensiblement les apports des oueds. Mais les habitants de ces régions n'auraient pas eu l'imprudence de placer leurs demeures de telle sorte qu'elles eussent été inondées, si les irrigations avaient été suspendues pour une cause quelconque; il eût été absurde de leur part de s'infliger l'obligation d'irriguer au moment où quelque pluie survenait et, tout en grossissant les oueds, rendait l'irrigation des champs superflue '. Il faut donc admettre que ces habitations étaient situées en dehors des terres recouvertes par les lacs en hiver, à l'époque où les oueds recueillaient le plus d'eau. Les pluies étaient rares, du reste, dans le bassin du Elodna. A la tin du vr siècle, les environs de Macri et de Thubunae. au Nord-Est et à l'Est du chott \ passaient pour des déserts3.
Les sebkhas situées au Sud-Est de Sétif, celles qui s'étendent au Nord de l'Aurès et qui sont alimentées par des cours d'eau descendant de ce massif, n'étaient pas plus grandes qu'aujourd'hui, car on rencontre aussi des ruines sur leurs bords4.
Le Muthul. dil Salluste, — il s'agit de l'oued Mellègue, principal affluent de droite de la Medjerda5, — traverse une région sèche et sablonneuse: le milieu de la plaine est désert, par suite du manque d'eau, sauf les lieux voisins du fleuve6. Capsa, dit encore Sali ustc. se trouve au milieu d'immenses solitudes; sauf dans le voisinage immédiat de la ville, qui possède une
1. Cola pour répondre aux observations de Th. Fischer, dans Verhandlangen des achten deutschen Geographentages (1380), p. w.