VII. l
7. « < '.iiiii in municipium Gaditanum ex vicino Africae miri coloris silveslres ac teri arietes, sicul aliae besliae, munerariis deportarentur... »
s. Dans Hermès, III. 1869, p. 21, § 34. 9. "fat. anim., XIV, 16.
dureté de leurs membres, de leur crâne et de leurs cornes. Mais il est aisé, même à un médiocre marcheur, de les prendre en plaine, car elles sont sans vigueur pour fuir. Leur peau protège les pâtres et les artisans des froids les plus vifs; de leurs cornes, on fait de vastes gobelets pour puiser l'eau des rivières et des sources.
Cette description convient au mouflon à manchettes' [aroui des Arabes), qui vit dans les montagnes du Sud de la Berbérie et dans celles du Sahara- : il n'existe pas de véritables chèvres sauvages en Afrique3. Les béliers sauvages d'Hérodote et de Columelle sont probablement aussi des mouflons4, l'n de ces animaux est peut-être représenté sur une mosaïque d'El Djem, en Tunisie .
On trouve en Libye, dit Elien6, une quantité innombrable de bœufs sauvages, vivant en liberté. Les taureaux errent avec les vaches et les veaux. Quand ils ne sont pas fatigués par de longues courses, ils remportent en vitesse sur les cavaliers qui les poursuivent et ils parviennent, le plus souvent à leur échapper, en se dissimulant dans des broussailles et des bois. Des chasseurs réussissent cependant à s'emparer à la fois d'une vache et d'un veau. Lorsqu'ils uni pu capturer ce dernier, ils l'attachent avec une corde et vont se cacher, ha vache accourt; en cherchant à dégager son petit, elle s'embarrasse les cornes dans les nœuds et demeure prisonnière. Les Libyens, survenant, la tuent, extraienl le foie, coupent les mamelles pleines, enlèvenl la peau el laissent le reste aux oiseaux de proie.