Voir p
12. Avec des armes étrangères, le mausolée du Khroub contenait de la vaisselle d'argent, certainement de fabrication grecque : vases avec des médaillons représentant le dieu Poséidon, une tête de cerf, une tête de lionne, etc. : Rec. de Conslanline, XLIX, 1915, pi. 8 à la p. 178.
plus dans les campagnes'. Dans des sépultures de quelques villes du littoral et de l'intérieur, on a recueilli des lampes de type grec- et des vases à vernis noir, dits campaniens". Il faut ajouter que ces poteries ne venaient pas toutes d'outre-mer : des fabriques africaines imitaient plus ou moins bien les produits étrangers \ Ceux-ci avaient commencé à pénétrer en Afrique au temps oîi Carthage se réservait le monopole du commerce avec la Numidie et la Maurétanie ^ ; quand elle l'eut perdu, après la seconde guerre punique, quand elle eut disparu, un demi-siècle plus tard, ce furent sans doute des vaisseaux grecs et italiens qui les apportèrent; en tout cas, rien n'indique que des flottes marchandes se soient formées dans les ports africains et y aient succédé aux vaisseaux carthaginois.
Les blés constituaient certainement la plus large part des exportations^ : .Vaga, fréquentée et habitée par de nombreux négociants italiens, a toujours été un marché de grains'. Et l'on sait que des blés et des orges de Numidie furent exportés ■dès l'époque de Masinissa^
1. A moins d'être acquis par des chefs indigènes. Un objet grec en bronze, du VI" siècle avant J.-C, a été exhumé au Kheneg, au Nord-Ouest de Constantine : voir t. IV, p. 133.
2. Pour ces lampes, voir t. IV, p. 161-2. On en a trouvé à Hippone (Papier, Lettres sur Hippone, pi XXXI), Gollo, Gouraya (Gsell, Fouilles de Gouraya, p. 26), Béja (Calai. Alaoui, p. 147 et suiv., n"' 6, 14, .59, 64, 76), Téboursouk {ibid., p. 148, n" 13; p. 134, n° 60), BuUa Regia (Carton, Bull, archéol. du Comité, 1800, p. 219 €t 221; 1892, p. 76; Catal. Alaoui, p. 147 et suiv., n"^ 6, 8, 15, 17, 20, 57, 58, 65, 68, 70, 73, 74, 78), Constantine (Delamare, Archéologie, pi. 130, fig. 11-12, et Texte ■explicatif, par Gsell, p. 126).
3. Pour ces poteries, voir t. IV, p. 159 et suiv. On en a trouvé à Collo, Gouraya, Béja, Mae;raoua [ibid., p. 160, n. 1-3), BuUa Regia (Carton, B. a. Comité, 1892, p. 71, 76 et 78). Mentionnons aussi une coupe italo-grecque à décor émaillé blanc et rose, dans une tombe de Ben Smeida, auprès du Kef (Catal. Alaoui, p. 226, a" 105).
4. Voir t. IV, p. 62, n. 5. Une lampe de type grec, découverte à Téboursouk, porte en estampille le signe dit de Tanit (Catal. Alaoui. p. 148, n° 13); une autre, trouvée à BuUa Begia, une lettre punique, autant qu'il semble (B. a. Comité, 1892, p. 76). Elles ont donc été fabriquées en Afrique.