‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 107 sur 307 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

6. Chapiteaux isolés : Gsell, Monum. antiques de l'Algérie, I, p. 61, n. 7.

motifs orientaux, tandis que le mausolée de Dougga, presque contemporain, — ils furent l'un et l'autre construits vers le milieu du second siècle, — est véritablement un monument punique.

Un autre édifice grec s'élevait à Simitthu. C'était un temple, qui fut remplacé à l'époque romaine par un nouveau sanctuaire, et dont il ne reste que quelques débris : un bandeau d'architrave, avec le bas d'un des triglyplies qui, selon l'ordonnance dorique, décoraient la frise ; un chapiteau de pilastre, à feuilles et volutes, orné d'un griffon; trois fragments d'une frise, où sont représentés des boucliers '. Comme ces morceaux sont en marbre numidique, le monument auquel ils appartenaient n'était probablement pas antérieur au ii" siècle avant notre ère-. Près de là, à Bulla Regia, a été exhumé un fragment de frise dorique % débris d'un temple qui devait être à peu près contemporain de celui de Simitthu. On pourrait attribuer à la même époque une corniche de style grec, d'Ebba, où se superposent une rangée de pirouettes, des rais de cœur, alternant avec des fleurons, enfiu des denticules^. Les édifices que reproduisent les monnaies de Juba I" sont aussi d'architecture grecque : le temple, précédé d'un portique, et sans doute entouré d'un péribole, est coiffé d'un fronton triangulaire; la façade du palais (?) offre en bas des colonnes alternant avec des iVtlantes, et, au-dessus, trois pavillons (?), flanqués de colonnes ioniques. Seuls, dans ces deux monuments, des chapiteaux qui semblent bien être éoliques rappellent l'art carthaginois. A Cœsarea, la capitale du fils de Juba P"", Juba II, ce fut l'architecture grecque classique qui régna sans partagea

1. Baladin, Nouv. Arch. Missions, II, p. 388-393. flg. 5-13; conf. Cagaal, Gauckler et Sadoux, Les temples païens de la Tunisie, p. 110.

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