Chabot, Punira, p
LANGUES ET ÉCHITUllES. 97
avant J.-C. La seconde inscription bilin<jue, dédicace du célèbre mausolée de style punique^, et les textes libyques de Douggu qui sont disposés en lignes horizontales^, doivent remontera peu près au même temps.
D'autres inscriptions bilingues, trouvées en Tunisie et dans le déparlement de Constantine, montrent, auprès du texte libyque, un texte écrit soit en néopunique \ soit en latin^; elles datent de la domination i-omaine. A la même époque appartiennent des stèles portant seulement des inscriptions libyques, mais qui furent dressées dans le voisinage des précédentes; qui ont le même aspect général et contiennent les mêmes groupes de lettres; qui se mêlent dans des cimetières à des épitaphes latines et offrent parfois des noms propres latins, des bas-reliefs dont le style indique les trois premiers siècles après J.-C. Elles sont donc postérieures aux temps dont nous étudions ici l'histoire ''.
Des stèles de la grande Kabylie représentent des guerriers, à pied ou, plus souvent, à cheval, figures que de courtes inscriptions libyques accompagnent". Ces grossières images sont
1. Chabot, ibid., p. 201-8. Ph. IJerger {Hisl. de récrit., p. 32.5) la date de cent ou deux cents ans avant J.-C; .M. Chabot {l. c, p. 208) la croit à peu près contemporaine de celle du sanctuaire de Masinissa. L'écrilure est la même. Le style du monument ne s'oppose pas à cette date (conf. t. IV, p. 194, n. 8; ici, p. 255).