‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 129 sur 307 · Voir t. V. p · texte numérisé non relu

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8. Chabot, Punica, p. 210. 11 n'en était pas de même dans la dédicace du mausolée, monument privé. Le lexle libyque y était placé à droite, c'est-à-dire ei;* iivanl du lexte punique : Chabot, /. c p. 203-4.

LANGUES ET ÉCRITURES. iH

La plupart des nombreux ex-voto puniques trouvés à Cirta doivent dater du second siècle et de la première moitié du siècle suivant'. Une inscription punique d'Althiburos (au Sud du Kef) n'est peut-être pas plus récente -. On a vu" que, sur les inscriptions de Cirta, les dédicants portent presque tous des noms phéniciens, que ces noms ne sont pas rares sur les inscriptions contemporaines, découvertes à Thugga.

A l'époque impériale, la langue punique était largement répandue en dehors des villes, du moins dans certaines régions : principalement en Tripolitaine, dans la Tunisie centrale, dans le Nord-Ouest de la Tunisie et le Nord-Est de l'Algérie. Ce ne sont pas de rares inscriptions qui suffisent à le prouver : les paysans qui faisaient alors usage du punique ne l'avaient pas appris à l'école et fort peu d'entre eux devaient savoir l'écrire. Ce sont, bien plus encore, des textes anciens*, surtout de l'Africain saint Augustin, qui ne laissent aucun doute à cet égard. Jusque sous le Bas-Empire, et mêmejusquesousla domination byzantine, on parla le punique dans des campagnes de Tripolitaine et de Numidie\ Et, parmi ceux qui le parlaient, beaucoup n'avaient pas abandonné le dialecte libyque de leurs pères; plus d'un savait s'exprimer en latin*. Le punique avait cependant cessé depuis longtemps d'être une langue tolérée par le gouvernement romain dans les actes publics: peut-être depuis le règne de Tibère". Dans les villes, il avait été, en général, supplanté par le latin, après une résistance plus ou moins tenace :

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