Jug., LXVl, 2. Conf. t. IV, p. 404, n
6. Comme le prouve l'ensemble du récit de Salluste : voir t. VH, 1. 11, ch. m, § IV.
jours, on ne reconnaît pas de traces incontestables d'influences^ puniques. Si les Phéniciens ont usé de procédés analogues pour assurer le renouvellement de la végétation, pour soutenir la vigueur du soleil, ils les ont étroitement rattachés à des mj'thes et à des cultes de divinités, dès une époque antérieure à leur venue en Afrique '. Tout au plus pourrait-on admettre que leur exemple a incité les indigènes à faire pénétrer la religion dans la magie : par exemple, dans un des rites provocateurs de la pluie, à transformer la cuillère en une sorte d'idole, image de la Terre personnifiée, que l'on implore; à vrai dire, nous n'avons aucun moyen de savoir quand et comment cette transformation s'est faite-.
Les influences latines paraissent avoir été très restreintes. Çà et là, la date des feux de joie et du carnaval a été déplacéepour être reportée au premier jour du calendrier julien^ : les rites de renouvellement s'appliquent, non plus au soleil ou à la végétation, mais à l'année. Dans ces fêtes, sont usités des termes auxquels on a attribué une origine latine, Bounânn, Bonn Ini (ou Bou hii), Byanno, Beunmjo, etc."; cependant l'explication proposée, èo^wm annum^ne peut pas être regardée comme incontestable.
Nulle part, le christianisme n'a laissé d'empreintes certaines.
L'Islam aurait dû chercher à abolir ces rites, ou, s'il ne pouvait les faire disparaître, y rester entièrement étranger. Il n'a pas adopté, en général, cette attitude intransigeante. Bon gré mal gré, il s'est prêté à des compromis. Des prières à Allah, des recours à l'intercession des saints, morts ou vivants.