‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 147 sur 307 · Gonf. supra, p · texte numérisé non relu

Gonf. supra, p

romain, sont des dédicaces aux rois Gulussa *, Hiempsal ^, Juba ^, peut-être à Masinissa, qui serait qualifié de deus^. Dans ces textes épigraphiques, il s'agit de personnages défunts, qui avaient encore des dévots fort longtemps auprès leur mort; c'est aussi d'un culte rendu à des morts que parlent les écrivains chrétiens^.

Les rois de Numidie et de Maurétanie étaient-ils déjà adorés de leur vivant, comme les Pharaons? Nous n'en avons pas la preuve. Une dédicace de Cherchel est adressée Geni[o] régis Pto[lemaei]^ régis [lubae f(ilii)y. Mais c'est ici le Génie du roi, non le roi lui-même, que l'on honore comme une divinité : ce qui, d'ailleurs, ne permet nullement de conclure que Ptolémée n'était point un dieu pour ses sujets, car cette inscription a pu être gravée par les soins d'un Romain, d'un étranger, lequel ne se serait pas cru obligé, vis-à-vis du souverain, aux mêmes actes de piété que les Maures. Le père de Ptolémée, Juba II, se fit représenter, sur un grand nombre de ses monnaies, la tête couverte de la peau du lion de Xémée' et il prétendait descendre d'Héraclès*. 3Iais ces monnaies étaient copiées sur des modèles grecs, et c'est à l'Héraclès grec que Juba se rattachait. Si les indigènes l'adoraient comme un dieu vivant, ce devait être d'une tout autre manière.

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