Répcrt. d'éplgr. sémil.. II, C62 et
6. Corippus, Joli., passages cités t. IV, p. 286, n. 3. Temple d'Ammon, où cedieu aurait été adoré jusqu'à l'époque de Justinien, dans l'oasis d'Augila, au Sud-Est de la grande Syrte : Procope, Aedif., VI, 2, 16 (à moins que cet auteur n'ait attribué par erreur à l'oasis d'Augila le culte célébré dans l'oasis d'Ammon, c'est-à-dire de Syouah).
14t VIE INTELLECTUELLE ET MORALE.
algérien '. De leur côté, des Numides adoptèrent le dieu punique Baal Ilammon*, mais il est permis de croire qu'ils ne l'auraient pas accueilli avec tant de laveur, s'ils ne l'avaient identifié avec Ammon, avec leur Aninion. Et même, si Baal Ilammon a été, après Tanit Pené Baal, la principale divinité de Cartilage, c'est peut-être parce que les Phéniciens, qui l'avaient amené d'Asie, l'avaient retrouvé dans cet Ammon; parce qu'ils avaient vu en lui leur meilleur protecteur dans cette Afrique dont il était le maître \ La I^ibye était, en effet, la terre d'Ammon ' : les mythographes grecs n'ont fait que parer de légendes cette domination qui s'affirmait par le culte.
Après l'Egypte, les Phéniciens apprirent aux indigènes à adorer de grands dieux, de ces dieux qu'ils préposaient aux forces de la nature, sans les confondre avec elles.
Dans les villes maritimes qui étaient passées du joug de Cartilage sous celui des rois, les cultes phéniciens et puniques se maintenaient'', avec quelques altérations, dues à l'influence des autochtones. Celte persistance est attestée par des documents que nous avons déjà mentionnés : ex-voto offrant des symboles et, parfois, des inscriptions puniques", bétyle et statue de divinité à ChercheP, figure de la grande déesse sur
1. A Cherchel, dédicace néopuniquo qui paraît s'adresser à Baal Ammon (et non Hammon) : (iauckier. Musée de Cherchel, p. 80; pi. II, fig. 4. Du reste, des iuscriplions où la lelLre helh est supprimée au début du nom se retrouvent eu d'autres lieux, et même à Garthage : voir t. IV, p. 279. Pour une autre inscription néopunique de Cherchel, où l'on a cru reconnaître une invocation au Seigneur Ammon, voir t. IV, p. 286, n. 4. — A Saint-Leu, idole très grossière, à cornes de bélier : Doublet, Musée d'Alger, p. 08^ pi. IV, fig. 6. Il se peut, cependant, qu'on l'ait appelée Baal Hammon, et non Ammon : conf. infra, p. 147.