‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 182 sur 307 · Voir t. IV, p · texte numérisé non relu

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GsELL. — Afrique du Nord. H

il% VIE INTELLECTUELLE ET MORALE.

maître du Tarlare*, qa'on serait en droit d'attribuer une origine indigène au Pliiton des inscriptions latines du Haut-Empire. Même mcertitude sur Tépoque de l'introduction de làber Paler -, venu peut-être de la Grande Grèce '. C'est, pensons-nous, Osiris *■, — assimilé par les Grecs à Dionysos, — qu'il faut reconnaître dans le Liber qui aurait fondé Theveste % et cette légende' est sans doute étrangère aux autochtones : une érudition de mauvais atoi a imputé à un dieu égyptien la création d'une ville où elle prétendait retrouver le nom de Thèbes d'Egypte. Des monnaies, frappées dans des cités phéniciennes des Syrtes^' et du littoral de l'Algérie ' qui furent soumises aux rois africains, représentent, sous les traits de Dionysos, un dieu ou divers dieux non identifiés et qu'il n'y a aucune raison de croire indigènes. Dionysos figure aussi sur des monnaies du roi de Maurétanie Bocchus, contemporain de César* : ce qui s'explique probablement par un jeu de mots, Bacchus-Bocchus. On peut, du reste, supposer que cette ressemblance de noms a invité leroi à se mettre sous la protection du dieu, de ce Dionysos, ou Liber Pater, que les Grecs, à l'exemple des Thraces, les Latins, à Texemple des Grecs, appelaient aussi Bà/./o;, Bacchus. C'eût été une dévotion personnelle, s'adressant à une divinité étrangère V

1. Supra, p. 138 (si la correction Tartareum est fondée : ibid., n. 5).

2. Pour la popularité de Liber Pater dans l'Afrique romaine, voir t. lY, p. 348; Gsell et JpIv, Mdaourouch, p. 40.

3. Selon i)iodore de Sicile (III, 66, 4), les Libyens habitant les bords de l'Océan auraient revendiqué Dionysos, qui serait né chez eux. Mais cette assertion est empruntée à un roman mythologique d'un Dionysios, dit Scytobrachion, auteur grec du w" siècle avant J.-C.

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