‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 203 sur 307 · Gsell, Monum., II, p · texte numérisé non relu

Gsell, Monum., II, p

2. De même, dans unehanout de la région de Souk-Arrhas, où deux banquettes creusées d'auges sont surmontées do niches cintrées : Gsell, Monum., I, p. 40, n. 1.

3. Les haouanet de l'île de la Galito, où l'on a trouvé des squelettes enfouis dans de la chaux (Deyrolle, B. Soc. d'anlhropol., 1904, p. 404), sont de très basse époque : voir Poinssot et Lantier, B. a. Comité, 1923, p. xcv-xcvi.

4. Au début du xiv' siècle, Et ïidjani indique que les Mokademin, en Tripolitainc, « enterrent leurs morts dans de vastes caveaux, qu'ils creusent dans le roc » (Voyage dans la Régence de Tunis, trad. Rousseau, dans Journ. asiat., iSli'i. I, p. tll-2).

.ï. Voir t. I, p. 270, n. 1. Debruge et Mercier, Bec. de Constantine, XLVI, 1912, p. 292 el suiv. Debruge. ibid., LV, 1923-4, p. 131 et suiv.

6. C'est à titre de curiosité, non de preuve, qu'on peut mentionner une légende recueillie par Devaux (Les Kehaïles du Djerdjera, Marseille, 18.59, p. 203) : en Kabylie, des ruines qui ressemblent à de vastes silos détruits sont regardées par les indigènes comme des restes de maisons circulaires. Sentant venir la mort, l'habitant aurait scié le poteau qui soutenait le loit et se serait enseveli sous les décombres.

Mais nous connaissons des milliers de vieilles sépultures établies en dehors des lieux habités. Elles n'ont malheureusement été l'objet, jusqu'à présent, que d'études incomplètes et hâtives*. Des inventaires, des fouilles méthodiques, des descriptions précises de ces tombes sont une des tâches urgentes de l'archéologie africaine.

Un mode d'ensevelissement très simple, et sans doute très ancien, consistait à creuser un trou, une fosse peu profonde : ce qui, dans une terre meuble, se fait en quelques instants. C'est ainsi, dit Silius Italiens', que des Éthiopiens du Sahara, les Garamantes, enfouissaient leurs morts dans le sable. On pouvait aussi utiliser quelque accident de terrain, un creux, une fissure de rocher^ Ces sépultures ne sont pas aisées à

1. Ces études sont, du reste, nombreuses, si nombreuses que, pour ne pas accumuler et grossir démesurément les notes, je devrai omettre la plus grande partie des références qui justifieraient mes assertions. Souvent aussi celles-ci s'appuient sur des observations personnelles, que je n'ai pas eu l'occasion de publier. — Pour l'Algérie, voir, d"une manière générale, Gsell, Monum., I (Paris, 1901), p. 5-36 (avec la bibliographie). Parmi les travaux posiérieurs à la publication de cet ouvrage, je citerai : E.-F. Gautier. Sahara algérien (1908), p. 60 et suiv.,etDessigny, B. a. Comité, 1908, p. 63-86 (région d'Ain Sefra); Joly, Rev. afric, LUI, 1909, p. a-12 (intérieur des départements d'Oran et d'Alger); Debruge et Joleaud, Bec. de Conslantine, L, 1910, p. 173-lSO (Bou Nouara, entre Constantine et Guelma); Levistre, dans Anthropos, II, 1907, p. 137-140 (près de Duvivier, au Sud de Bùne). - Pour la Tunisie, voir surtout : Hamy, Bull, de géogr. hist. du Comité, 1904, p. 33-01 (région de l'EnOda); Carton, L'AnthropoL, U, 1891, p. 1-16 (BuUa Regia), et XIV, 1903, p. 24-32 (Cbaouach): le même, Découv., p. 326-367 (région de Dougga); Hilaire et Renault, B. a. Comité, 1898, p. 314-330 (régions du Kef et de Tbalai; Bernard, B. Sousse, \, 1907, p. 147-155 (région de Kasserine).

— Pour le Maroc : Tissot, Mémoires présentés à VAcad. des Inscr., IX, T^ partie (1878), p. 312-7 (Nord-Ouest du Maroc); Salmon, Archives marocaines, I, 1904, p. 290-7 (ibid.); Voinot, B. Oran, 1910, p. 516-528; 1913, p. 507-513; 1916, p. 257- 263 (Nord-Est du Maroc); Campardou, B. Oran, 1921, p. 190-3 (môme région).

— Pour le Sahara : Gautier, l. c; Voinot, B. Oran, 1908, p. 326 etsuiv. — En 1914, une mission ethnographique allemande, dirigée par M. L. Frobenius. a parcouru l'Afrique du Nord, étudiant çà et là les vieilles sépultures indigènes. M. Frobenius a publié un rapport provisoire en 1910, dans la Prcihistorische Zcitschrift (tome VIII), sous le titre Der kleinafricanische Grabbau (compte rendu donné par E.-F. Gautier, Rev. afric, LXII, 1921, p. 47-61). Cette mission, bien qu'elle fût fort insuffisamment préparée, a fait quelques constatations utiles, et le rapport est très abondamment illustré.

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