XVII, 3, 7 (conf. supra, p
10. Siiius Italiens (111, 273-6) dit, au contraire, des Maces, peuplade syrtique : • squalentia barba 1 Ora viris ».
11. Dans la mesure où l'état des bas-reliefs permet cette constatation.
12. Miiller, 111, p. 42, n"^' .'jO et 51. Loin d'imiter son père, Juba II. renonçant aux modes africaines, se fit raser la barbe et couper les cheveux. Voir t. VIII,. 1. H, ch. II, §11.
Des monuments égyptiens, — les plus récents datent de la fin du second millénaire, — nous montrent des Libyens orientaux, dont les parties génitales sont couvertes et protégées par une trousse, sans doute en cuir'. L'étui phallique'- fut probablement xiussi en usage chez les lointains ancêtres des Berbères : il paraît être représenté sur des gravures rupestres du Sud oranais '. Pour l'époque historique, nous n'en connaissons aucune mention, aucune image : les Numides et les Maures avaient du y renoncer.
Une peau de bête constituait un costume sommaire, qui fut porté aussi bien par les Libyens occidentaux* que par les voisins de la vallée du NiP. Sur une gravure rupestre de la région de Biskra", plusieurs personnages sont vêtus de cette manière; la peau semble être attachée sur l'épaule gauche et, couvrant le haut de la poitrine, être rejetée sur l'autre épaule, pour retomber le long du dos.
Plus tard, des auteurs grecs et latins ' indiquent que beaucoup d'indigènes avaient gardé cette coutume, commune aux deux sexes. On se servait de dépouilles, soit d'animaux sauvages",
1. Voir, p. ex.. .Maspero, Hht.. H. fi», aux p. 414, V7:5; Baies, l. c, p. 122-0, Ilg. 17, l'J-24; pi. 111, IV, iX; Béaédhe, Monum. Piot, IX, 1902, p. 130 et pi. X.
2. Encore usilé en Afrique chez des nègres de la Gambie et de la Guinée. On le retrouve en Océanie (Nouvelles-Hébrides et Nouvelle-Calédonie) et dans l'Amérique du Sud.
3. Flamand, Les pierres écrites, p. .303-312, 340; pi. lU-lV; peut-ùlre aussi flg. 210 (p. 339) et pi. XXXIV, XXXV (fig. 1).
4. Les racloirs, grattoirs, perçoirs en pierre qu'on recueille dans les stations préhistoriques ont dû servir à préparer des peaux; les poinçons et aiguilles en os, à les coudre, pour en faire des couvertures ou des vêtements (conf. t. 1, p. 194).
5. Voir, p. ex., Maspero, Uist., II, p. 430 et 708; Ilg. à la p. 707.
G. nec. de Conslantine, XXXlll, 1899. pi. à la p. 304. Conf. ici, t. I, p. 203.
7. Voir peut-être aussi des monnaies de Syphax : .Muller, Numisrn., III, p. 91, n"" 3 et 4.
8. Pomponius Mêla, I, 41 : (à l'inlérieur des terres) « vulgus... besliarum pecu- -dumque pellibus (velatur) ». Conf. Htrabon, XVII, 3, II.
lions, panthères', ours% mouflons \ soit d'animaux domestiques, moutons, surtout chèvres ^ On les attachait avec une agrafe, dit Strabon^ : sans doute sur une épaule. Les peaux devaient rester, le plus souvent, garnies de leurs poils ou de leur toison. Mais des vêtements en cuir apprêté sont aussi mentionnés*^. Hérodote ' décrit des manteaux de femme, faits d'une peau de chèvre débarrassée de ses poils, bordée de franges et teinte en rouge -. Ce qui rappelle le filaii, cuir de chèvre, teint généralement en cette couleur, et appelé par nous « maroquin », témoignage de son origine africaine.
Des gens qui n'étaient pas trop misérables remplacèrent ces peaux par des tissus de laine. Aux xir-xif siècles, des chefs, vivant dans la Libye orientale, se couvraient d'un long manteau, attaché soit sur l'épaule gauche, soit sur l'épaule droite, entièrement ouvert par devant et laissant aussi les bras nus. Cette pièce d'étoffe, que portaient également des femmes, était ornée de broderies bigarrées, reproduisant des motifs végétaux'; peut-être n'était-elle pas de fabrication libyenne. Il est possible qu'en Berbérie, l'usage du manteau de laine ne se soit intro-
1. Buste du I" siècle environ de notre ère, représentant un Africain (?), vêtu d'une peau de panthère : Helbig, Fahrer durch die oJJ. Samml. in Rom, 3° édit., II, p. 456, n» 1920.