On y a recueilli une monnaie romaine de l'année G
8. Une tombe de même forme, qui se trouvait à cùté, conlenait aussi deux corps dans la même attitude : Ravard, l. c, p. 146.
9. La Blanchère et Gauckler, Calai, du musée Alaoui, p. 148, n° 13, et pi. XXXIV; p. 227-9, n"" 112-136, et pi. XLII.
baie d'accès, était dressée une petite stèle, représentant un personnage en prière et semblable à celles qu'on a exhumées par centaines dans les cimetières de Cartilage \
A Bulla Regia ^ et à Sicca^, ont été découvertes des sépultures du II" et du !"'■ siècle, avec le même mélange de poteries puniques ou importées et de poteries indigènes. L'une d'elles, à Bulla, était un caveau de type phénicien, établi sous terre; mais, pour en assurer lu solidité, on avait revêtu de murs puits et chambre ^. En ce Heu, les restes des morts enfermés dans des tombes d'aspect punique semblent avoir été d'ordinaire incinérés; on les déposait sur le sol, ou on les plaçait dans des urnes en terre cuite, dans des cofîrets en pierre ^
Des caveaux à puits, taillés dans le roc, à Guelma '^, ne peuvent être datés, car ils étaient vides de tout mobilier, mais, même s'ils appartiennent à l'époque romaine, ils témoignent incontestablement d'influences phéniciennes.
L'abondance des inscriptions puniques recueillies à Cirta montre combien la civilisation de Carthage se répandit dans la capitale de Syphax, de Masinissa et de leurs successeurs. Il y a donc lieu de croire que les pratiques funéraires carthaginoises y furent largement adoptées. Cependant, on ne connaît pas à Gonstantine de chambres creusées dans le roc, de type vraiment phénicien, avec un puits d'accès, soit qu'elles aient été détruites depuis longtemps, soit qu'elles n'aient pas encore été retrouvées : rien ne prouve que les caveaux,