‹ Histoire ancienne de l'Afrique du nordChapitre 281 sur 307 · T. IV, p. 204, n · texte numérisé non relu

T. IV, p. 204, n

4. Voir la restitution de Kriigcr, Bonn. Jahrb., CXXVII, p. 84 et suiv. •i. P. Trémaux, Explor. archcol. de l'Asie Mineure, Mylasa, pL 1.

(). Gagnât et Chapot, Manuel (Tarchéol. rom., I, fig. 187, à la p. 352. 7. Gomme je l'ai déjà indiqué supra, p. 88.

SÉPULTURES TÉMOIGNANT D'INFLUENCES ÉTRANGÈRES- 26t

de supposer que c'était vraiment un Grec, peut-être originaire de Sicile, contrée où dominait l'ordre dorique. L'art grec n'a pas eu un développement uniforme : certaines écoles, surtout vers les extrémités du vaste domaine de l'hellénisme, sont restées attachées à des motifs, à des formes qu'on avait abandonnées ailleurs. Cet art, même là où il régnait en maître, a admis des dérogations aux canons, des ordonnances hybrides' : ainsi, un mausolée apparenté à la Çoumâ, le tombeau dit de Théron^ à Agrigente-, offre un mélange des ordres ionique et dorique.

Les mausolées de Dougga et du Khroub ne sont pas des édifices indigènes, l'un étant punique et l'autre grec. Il nous reste à étudier deux monuments fort importants, le iMédracen^ et le Tombeau de la Chrétienne \ qui ont un caractère mixte. Dans des proportions beaucoup plus grandes, ils ressemblent à ces milliers de tumulus qui remplissent l'Afrique du Nord ~\ Sauf les parois des couloirs et des caveaux ménagés à l'intérieur, ils sont construits de la même manière : un amoncellement de moellons et de blocs grossiers, matériaux presque bruts, entas-

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