Voir t. YIII, 1. II, ch. ii, § V
2. Auguste, protecteur de Juba, prépara, pour s'y faire ensevelir, un lumuius, imité de niodéles étrus(}ues ou orientaux. Mais c'était une colline artilicielle en terre, s'élevaul sur un socle en pierre : d'un type qui digérait, par conséquent, du Tombeau de la Chrétienne.
qu'on peut supposer avoir vécu soit avant, soit après cette date, — a-t-il fait appel à un architecte se rattachant, directement ou par quelque intermédiaire, à une école carthaginoise. Mais l'ornementation du Tombeau n'offrant rien qui soit vraiment punique, nous pouvons aussi bien attribuer ce monument à un artiste d'une école grecque routinière. On constate la persistance du chapiteau ionique à canal incurvé en Campanie jusque vers les iif-ii* siècles'; peut-être s'est-il maintenu plus longtemps encore dans certains milieux grecs d'Occident. Le reste de la décoration, bases des colonnes, corniches, moulures des portes, est purement grec et peut dater du ii*" ou du premier siècle.
Avant d'appartenir à Juba II, loi avait été la capitale de Bocchus-, qui régna sur la Maurétanie orientale à l'époque de la guerre civile entre Jules César et les Pompéiens, et qui, plus tard, en 38, y joignit la Maurétanie occidentale; il mourut en l'an 33. On peut, sans insister sur cette hypothèse, se demander si le « monument commun de la famille royale » ne fut pas élevé par lui, ou bien par un roi qui l'aurait précédé à loi. La région dans laquelle cette ville était située cessa peutêtre de faire partie du royaume de >Jumidie dès 103, à la fin de la guerre de Jugurtha, pour passer sous la domination du roi maure Bocchus l'Ancien'. Mais on ignore si loi devint une capitale avant le dernier Bocchus.
i. Voir t. IV, p. 203, n. 1.