Chapitre premier. — Langues et écritures
I. Aucun des dialectes berbères ne devient langue officielle, ni langue commune, 93. — Infériorité de ces dialectes, 94. — L'écriture libyque, 94; témoignage de Fulgence, 94. — Inscriptions libyques, 95; leur aspect, 95-96. — Diffusion, 90. — Données chronologiques : bilingues de Dougga, 96-97; bilingues de l'époque romaine, 97; inscriptions de Kabylie, 97-98; inscriptions libyco-berbères, 98; tifînagh chez les Touareg, 98-99. — Dans l'antiquité, il y eut probablement plusieurs alphabets, 99. — Déchiffrement par les bilingues; maigres résultats, 99-101.
IL Problème de l'origine de l'écriture libyque. 101. ^- Aucune preuve d'une pictographie antérieure, 101. — Marques sur des gravures rupestres, 101-2; persistance de ces marques dans des temps plus récents, 102; marques semblables dans d'autres pays, 102-3. — L'écriture libyque a f-elle été formée de marques africaines, sans emprunt à l'étranger?, 103. — Parenté de cette écriture avec d'autres, 103-4. — Hypothèse d'emprunt a. une écriture égéenne, 104; à un alphabet grec, 104-5; à un alphabet arabe, 105; à l'alphabet phénicien. 105-6. — Hypothèse d'une origine commune de l'alphabet libyque et de l'alphabet phénicien, 106. — Hypothèse, vraisemblable, de l'emprunt du système phénicien, avec emploi, comme lettres, de marques africaines, 106-7. — Cet alphabet est sans doute antérieur à Masinissa, 107-8. — Il a pu avoir un regain de faveur sous ce prince, 108.
m. La langue punique dans les colonies de Carthage et sur le territoire carthaginois, 108; dans les royaumes indigènes au temps de Carthage, 108-9. — Persistance de cette langue dans les villes maritimes, 109-110. — Usage du punique par les souverains, 110. — Dans les villes de l'intérieur, 110-1. — Diffusion du punique dans les campagnes sous l'Empire romain, 111-2; de quand date-t-elle?, 112. — Modiflcations subies par celte langue, 112-3.
IV. Origine de l'écriture cursive, dite néopunique, 113. — Son introduction dans l'épigrapliie lapidaire, où elle finit par remplacer complètement l'écriture punique, 113-4. — De même, sur les monnaies, 114-5. — C'est au I" siècle avant J.-C. qu'a lieu cette transformation, U5; inscriptions à écriture intermédiaire, 115-6. — Types divers de l'écriture néopunique, 116. — Modifications orthographiques, 117.
V. Faible diiïusion du grec, 118; sauf, peut-être, dans la région des Syrtes, 118. — Faible diffusion du latin, 117-8; usage de cette langue sur des monnaies royales, 118.
Ch.\pitre II. — Religions 119-169
I. Pratiques magiques chez les Berbères, 119. — Enquêtes sur ces pratiques, 119-120; difficultés de l'étude, 120. — Rites agraires, 120; en particulier
pour obleair la pluie, 120-1; pratiques sexuelles, 121; carnaval, 121. — Rites de naissance, etc., 121 ; d'expulsion du mal, 121. — Ces pratiques sont très anciennes, 122; quelques-unes sont mentionnées dans l'antiquité, 122. — Absence d'intluences puniques, 123. — Influences latines, 123. — Compromis avec l'Islam, 123-4. — Le bloc est préhistorique, 124.
II. Amulettes, 124. — Êtres sacrés, 124. — Caractère de la religion des Berbères. 123. — Zoolàtrie, 125. — Béliers sacrés représentés sur des f^ravures rupestres, 126; attestant un cuite de béliers vivants, 126-7. — Il ne s'agit pas d'Amon-Ré de Thèbes, 127-8. — Taureau sacré, 128-9. — Anthropolàtrie, maraboutisme, 129-130; probablement antérieurs à l'Islam, 130. — Culte rendu à des rois défunts, 130-1 ; les rois sont-ils adorés de leur vivant?, 131-2.
m. Le monde des génies, 132-3; comment on les traite, 133. — Indices de la croyance aux génies dans l'antiquité, 133-4. — Ogres, 134-3. — Dieux locaux, 135; ils sont fort mal connus, 135. — Termes généraux et vagues, 135-6. — Génies des sources, des montagnes, 136. — Dieux des grottes, 136-7. — Dieux locaux dans des inscriptions latines, 137-8; chez des auteurs, 138. — Identifications avec des dieux romains : les deux noms, indigène et latin, étant accolés (?), 139; le nom latin remplaçant le nom indigène, 139. — Dieuxlocaux supplantés par de grands dieux, 139-140.
— Persistance du culte aux mêmes lieux, 140.
IV. Grands dieux cosmiques, 141. — Le soleil et la lune, 141. — Impuissance des Berbères à créer de grands dieux, 142. — L'Ammon de Thèbes dans l'oasis de Syouah, 142-3. — Il est adopté par les Libyens, 143; dans la région des Syrtes, 143; ailleurs, 143-4. — Grands dieux empruntés aux Phéniciens, 144-5; comment ils se sont répandus, 145. — A Cirta, nombreux ex-voto à Baal Hammon et à Tanit Pené Baal, 146; préséance du dieu sur la déesse, 146. — Ce sont des divinités du soleil et de la lune, 147. — Images d'Ammon ou de Baal Hammon, 147. — Baal d'Althiburos, 147-8. — A l'époque romaine, persistance des cultes puniques propagés plus tôt, 148.
V. Divinités des Libyens désignées sous des noms grecs et latins, 148-9. — L'Athéna du lac Tritonis, 149-130; pourquoi cette déesse a-t-elle été identifiée avec Athéna?, 130-1; était-ce une étrangère, phénicienne ou égyptienne?, 131-2. — Le Poséidon du lac Tritonis, 152-3. — Triton, 153.
— Le Cronos des Massyles, 153-4. — L'Hercule libyen, 134; l'Hercule ancêtre des rois indigènes, 154-5. — L'Apollon libyen, 133-6. — .Ares, 156.
— La Vénus de Sicca, 150-7. — Déméter et sa fille, 137. — Pluton, 157-8.
— Bacchus, 138. — La déesse Africa, 159-160. — La déesse tourelée, 160.
VI. Dieuxlocaux, sans images, 161. — Pierres dressées et idoles, 101-2. — Images anthropomorphiques, 162. — Lieux où les dieux sont adorés, 163. — Enclos sacrés, 163; temples, 164. — Cultes sans prêtres, 164. — Clergé des cultes puniques, 164. — Prêtres de divinités indigènes, 164-5.
— Pratiques du culte, 165. — Sacrifices, 165-6. — Rites sacrificiels puniques, 166; stèles de Cirta, 167; autres stèles, 167-8. — Divination, 168; incubation, 168; prophélesses, 168-9; oracle d'.Vmmon, 169; inspection des entrailles des victimes, 169. — .\ucun témoignage d'astrologie, 169.