Paul Orose, V, I
venir, mais, quand il fallait lutler corps à corps, ils constituaient une défense tout à lait insuffisante'. Les Berbères, cependant, les gardèrent durant de longs siècles; ce n'est probablement qu'au moyen âge que les Touareg ont adopté le grand bouclier oblong, en cuir d'antilope, dont ils font encore usage -.
Dans l'antiquité, les Africains n'avaient pas l'habitude de se coiffer d'un casque ^ : à la guerre, comme en tout temps,^ la plupart d'entre eux restaient tète nue*. Si, vraiment, dans une fête annuelle dont parle Hérodote^, des gens de la petite- Syrte ornaient d'un casque et d'une armure complète la jeune fille, qui, promenée sur un char, incarnait une déesse, cet équipement était d'origine étrangère; d'ailleurs, Hérodote le dit. C'est aussi à l'étranger que quelques chefs avaient emprunté le casque qu'ils portaient, soit comme objet de parade, soit comme arme défensive. Une monnaie de Syphax. offre, dit-on, l'image d'un cavalier casqué*. Dans le mausolée du Khroub, sépulture d'un contemporain de Masinissa, sinon de Masinissa lui-même, il y avait un casque en fer, piriforme, propre à préserver efficacement, non seulement le crùne, mais aussi la nuque et les joues". Corippus ^ mentionne une fois,