Voir l. 1, p
tion, si peu compliquée qu'elle puisse être*; on se contente (et non j)as toujours) de lisser les parois. Des sépultures indigènes, qui appartiennent aux derniers siècles avant notre ère^ nous ont rendu beaucoup de ces vases grossiers^; ils ressemblent très souvent, à s'y méprendre, à des poteries que des femmes berbères façonnent encore et qu'on a surtout l'occasion de voir dans des sanctuaires, où elles sont apportées comme ofTrandes à des marabouts. Les formes sont, pour la plupart, delà plus grande simplicité; c'est, pourrait-on dire, de la céramique d'enfants.
Cependant, en certains lieux, à Magraoua (dans la Tunisie centrale)^, à Roknia (près de Guelma), à Gastal (près de Tébessa), on constate de gauches imitations de vases étrangers, puniques et gréco-puniques, que le commerce introduisait, — assez parcimonieusement, — dans des bourgs indigènes. Ce sont, par exemple, des assiettes*, des aiguières^ d'un galbe assez régulier, des plats dont le centre présente un ombilic %
1. Des mamelons qui font saillie à la surface de certains vases ne sont pas des ornements, mais ont pour objet de faciliter la préhension.
2. Pour ces sépultures, voir ici, 1. II, ch. ni. — Vases des dolmens des Béni Messous (près d'Alger) et de Djelfa, au musée d'.\lger; de Roknia : Bourguignat, Hist. des monumenls mégaiUh. de Roknia, pi. 5-6, et Faidherbe, Bull. d'Hippone, IV, 1868, pi. III; de Ras el Ain Bou Merzoug : Rec. de Constantine , VII, 1863, pi. VI, et ibid., XXIV, 1886-7, pi. XII; musée d'Alger; de Sila : Frobenius, dans Prahiitor. Zeilsckrift, VIII, 1916, fig. aux p. 75, 77, 78; de Sigus : Rec.de Constantine, XXIV, pi. XIII; du Nord de l'Aurès : ibid., VU, pi. XLVlU; de la région de Tébessa : ibid., XLIV, 1910, pi. à la p. 84, fig, 11; musée d'Alger et collection Reygasse (poteries de Gastal); de BuUa Regia : dans L'AnthropoL, II, 1891, p. 7 et 12, fig. 5, 12 et 13; de Dougga : ibid., XIV, 1903, fig. à la p. 021; de Téboursouk : Carton, Découv. épigr. faites en Tunisie, fig. aux p. 351, 352; de l'Enfida : Rev. d'ethnogr., V, 1886, fig. à la p. 445, et Bull, de Sousse, VI, 1908, flg. à la p. 60. — On trouve parfois aussi de ces poteries dans des tombes où le reste du mobilier est punique : p. ex., à Collo el à Gouraya, où il y eut des colonies phéniciennes (Gsell, Fouilles de Gouraya, p. 35), et dans des centres indigènes, à Bulla Regia (fouilles du docteur Carton), à Téboursouk (La Blanchcre et Gauckler, Calai, du Musée Alaoui, p. 227-8, n"' 119, 126-134, et pi. XLll), au Kef ((6id., p. 226, n» 107).