Salluste, Jug., XLVII, 1. Conf. t. V, p
beaucoup de négociants italiens; ils contribuèrent à la défense de la ville, assiégée par Jugurtha^ Une inscription latine, exhumée à Constantine, est un ex-voto par un leron-, qu'on peut croire originaire de la Sicile ou de la grande Grèce. Un autre ex-voto fut fait par un Lucius, fils de Numerius, qui, apparemment, habitait Cirta depuis longtemps, puisque ce texte est rédigé e.n punique"'. Dans la capitale de Juba I", Zama, résidaient des citoyens romains*.
Nous avons fort peu de renseignements sur les marchandises qui donnaient lieu à ce mouvement commercial. Des vins étaient importés d'Orient et d'Italie : à Vaga, on a trouvé une jarre portant une estampille latine^; à Cirta, des amphores'' avec des marques rhodiennes% de ces amphores que Carthage recevait en si grand nombre dans les derniers temps de son existence ^ Mais les vins étrangers étaient un luxe, bon pour les citadins"; on sait que la plupart des indigènes se bornaient d'ordinaire à boire de l'eau'".
Il y a lieu d'admettre des importations d'objets mobiliers, armes", vases en métal *", etc., qui ne se répandaient guère non
1. Salluste, XX[, 2 (•< inultitudo togatorum »; ce terme désigne des Italiens, et non pas spécialement des citoyens romains : Mommsen, Rom. Slaatsrecht, III, p. 222 et 674); XXVI, 1 et 2 (« Italici »); XXVI, 3 (« negotiatores ..). Diodore de Sicile, XXXIV-V, 31.
2. C. /. L., VIII, 6 952. Conf. Rec. de Constanline, X, 1866, pi. XXV.