T. III, p. 309, n. 2; t. V. p
Nous pouvons admettre aussi des envois de laines, de peaux, de cuirs, de bétail, de chevaux, d'esclaves, mais les textes sont muets à cet égard. Les escarboucles et les grenats du pays des Massesyles*, l'ivoire" et le bois de citrus (thuya)^ étaient très recherchés, et le marbre numidique de Simitthu* commençait à devenir célèbre. Les jeux publics de Rome réclamaient des bêtes féroces ou curieuses^; les tables aristocratiques, des oiseaux et d'autres animaux africains à la chair exquise, mais aussi rares que coûteux ^
Tout cela ne donnait pas nécessairement lieu à des opérations commerciales régulières. Des rois offraient gratuitement à leurs amis d'outre-mer fauves, blé, ivoire et thuya ^ Mais ces actes de munificence, accomplis à bon escient, ne pouvaient être qu'exceptionnels. Les souverains préféraient évidemment tirer profit des ressources de leur pays, des blés que produisaient leurs domaines ou que leurs sujets leur versaient à titre d'impôt, de l'ivoire, des bois précieux, des fauves que, sur leurs ordres, on allait chercher dans les forêts, du marbre numidique dont ils s'étaient réservé la propriété et l'exploitation.
Il est donc probable qu'ils étaient les plus grands marchands de leurs États; c'est sans doute à eux que les gros négociants grecs et italiens faisaient les achats les plus importants \ Aux