‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 131 sur 307 · Conf. t. IV, p. 49(j · texte numérisé non relu

Conf. t. IV, p. 49(j

6. Comme le prouvent les inscriptions bilingues, liljyco-puniques et punicolatines. Les inscriptions libyques, datant de l'époque impériale, abondent dans le Nord-Est de l'Algérie, région où, aux iv^-V siècles, — nous le savons par saint Augustin, — les paysans parlaient couramment le punique.

7. C'est à ce règne qu'appartiennent les plus récentes monnaies municipales d'Afrique à légendes puniques.

disparaissant, par exemple, de bonne heure à Cirta', se défendant mieux à Calama, à Mactaris, à Œa, à Leptis Magna-. Enfin, il ne se maintint plus guère que dans les campagnes.

Quand et comment s'y était-il établi? Nous l'ignorons. Rome, tout en refusant de le reconnaître officiellement, ne l'avait pas combattu. On peut même se demander si, comme la conquête française a contribué à la diffusion de l'arabe chez les Berbères, la conquête romaine ne favorisa pas celle du punique, par la facilité plus grande qu'elle assura aux communications à travers l'Afrique du Nord'. Il est pourtant vraisemblable que cette expansion, qui partit des villes, commença avant l'époque où, dans ces villes, le punicjue eut à soutenir une lutte inégale contre le latin.

Ainsi, sous les rois indigènes, la langue de Carthage fut, dans une large mesure, la langue commune dont l'emploi paraissait nécessaire au milieu du chaos des dialectes berbères. Elle dut aussi prêter beaucoup de son vocabulaire à certains de ces dialectes^ sans pouvoir, du reste, modifier leur structure.

Apportée d'Orient, elle avait subi en Afrique des modifications, même aux temps de l'existence de Carthage, qui demeurait eu relations étroites avec la Phénicie; les indigènes cjui l'adoptaient contribuaient à la corrompre'. Mais elle s'altéra évidemment beaucoup plus vite quand elle ne fut plus parlée qu'en Afrique, — en Phénicie, on ne se servait plus que de l'araméen et du grec, ■ — quand elle fut privée, en Afrique même, d'un centre de direction. Cependant, sous les rois, elle était encore

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