Chabot, Pun., p
4. Berger, Rev. d'assyriologie, II, p. 36. T). V. infra, p. 130.
taine ', porte une indication chronologique certaine : elle mentionne un proconsul qui gouverna la province d'Afrique vers 15-16 après notre ère. Dans les inscriptions lapidaires de Numidie qui sont bilingues, en latin et en punique, le texte punique est toujours en écriture néopunique; c'est aussi en lettres néopunique-s que sont tracées les nombreuses inscriptions puniques qui contiennent des noms latins ^ Monuments qui datent de la domination romaine : à cette époque, les lapicides ne connaissaient plus que l'écriture néopunique.
Des légendes en lettres puniques se lisent sur des monnaies de Syphax et de son fils Vermina, de Masinissa, qui mourut en 148". Mais l'alphabet néopunique est employé sur celles du roi de Numidie Juba P""*, mort en 46, et du roi de Maurétanie Bocchus^ mort en 33. C'est cet alphabet qui figure sur des monnaies qu'on peut attribuer à Mastanesosus ^, lequel rée-nait dans la Numidie occidentale aux environs de l'année 60 ; l'une d'elles '' offre aussi quelques lettres appartenant à l'écriture punique. Les monnaies municipales de Cirta, à légendes phéniciennes % sont antérieures à la conquête de cette ville par l'Italien Sittius, en 46 avant J.-C; on y a employé l'alphabet néopunique. De même, sur des monnaies que frappèrent des villes des Syrtes et de Maurétanie, et dont certaines datent d'Auguste et de Tibère^; cependant, çà et là, des lettres de