Berger, Journ. asiat., 1887, I, p. 467J
Hammon, — qualifié de melek adam : terme qu'on trouve aussi sur des stèles de Cirta ' et qui signifie « roi du j3euple » '^
D'autres dédicaces, en écriture néopunique, à Baal Hammon, ou simplement à Baal, ont été recueillies en Tunisie et dans le département de Conslantine^; elles sont de l'époque romaine. A la même époque appartiennent des inscriptions néopuniques ou latines, qui s'adressent aux dieux phéniciens Hatar Miskar(?)*, Baal Addir (Baldir, Baliddir)^, Abaddir*^, et aussi de très nombreuses dédicaces latines à Saturnus^k Caelestis, à d'autres encore', dont les noms romains déguisent mal l'origine phénicienne et dont le culte reste fidèle à des rites puniques. Rome n'a nullement empêché, sa domination a même favorisé ce mouvement religieux ^ iMais il avait commencé plus tôt : vérité qui serait sans doute évidente si les Numides des deux derniers siècles avant J.-C. avaient laissé autant d'inscriptions que les contemporains des Antonins et des Sévères.
Pour les temps antérieurs à la conquête romaine, des textes anciens indiquent quelques divinités qu'on nous dit avoir été adorées par les Libyens, ou que l'on qualifie de libyques.