V. infra, p
parenté*; Iliempsal, grand-père de Juba II, n'en disait rien, autant qu'il semble, dans son récit des origines libyques ^ ■: Hercule, affîrmait-il, était déjà mort en Espagne, quand une partie de ses compagnons d'armes passèrent en Afrique. Non seulement le prétendu ancêtre de Juba II était possesseur des attributs grecs d'Héraclès % mais, d'après une légende rapportée par Plutarque *, il avait débarqué en Maurétanie avec des Grecs : cet Hercule était donc le héros grec, qui, dans une union passagère avec une femme du pays, lui avait donné un fils, Sophax, auquel Juba se rattachait. Selon une autre légende % un lobès ('lôêr,;), fils aussi d'Héraclès, était né d'une- Grecque, d'une Thespiade, appelée, disait-on, Kerthé (KsoG-/]).. Ce conte fut peut-être inventé à l'intention de Juba P"", qui régna sur Girta, et non de Juba II, qui ne posséda pas cette ville : du Numide, quelque flatteur aura fait un Hellène. De tout cela, il n'est guère permis de conclure à l'existence d'un grand dieu indigène, qu'on aurait identifié avec Hercule ".
Aristote ^ mentionnait un Apollon libyen, fils d'Ammon. Huit siècles plus tard, à l'époque byzantine, Corippus indique, dans l'oasis d'Ammon, des autels d'Apollon ^ Il dit aussi, nous l'avons vu ^, que Gurzil, adoré en Tripolitaine par les
1. Des monnaies représentant Hercale ont été attribuées à tort à Masinissa, à Micipsa, à Jugurtha : voir t. Il, p. 328-9.