‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 191 sur 307 · Ibid., p. 415, n · texte numérisé non relu

Ibid., p. 415, n

5. Ibid., p. 417-8. Sur une stèle (Chabot, Pan., p. 38), on lit : « parce qu'il ,[ = Baal Hammon] a entendu sa voix, l'a béni, au jour heureux, au jour béni ». Pour cette indication, conf. t. IV, p. 404, n. 2. Sur une autre stèle (Chabot, ■L c, p. 176) : « parce qu'il a entendu sa voix, l'a béni, l'a aidé, lui a fait du bien ».

6. A Dougga : Carton, Nouv. Arch. des Missions, Vil (1896), p. 397 et suiv.; pi. IV. A Bulla Regia : le même, Bull, arckéol. du Comité, 1892, p. 74; pi. XIV, iig. 4. A Announa : Gsell et Joly, Announa, p. 32-34.

à l'époque romaine, aussi bien sur le littoral qu'à l'intérieur du pays'.

Pour avoir la révélation des choses qu'ils ignorent, surtout de l'avenir, les Africains ont, depuis fort longtemps, recours à des procédés variés". L'un d'eux est V incubation,- usïlée aux époques et dans les contrées les plus diverses. « Les Nasamons, écrit Hérodote", pratiquent la divination en allant aux tombeaux de leurs ancêtres: ils s'endorment par-dessus, après avoir prié, et se conforment à ce qu'ils voient en songe \ » De nos jours, des Berbères vont se coucher dans des grottes, où, pendant leur sommeil, ils reçoivent des génies les avis qu'ils souhaitent; d'autres, plus soucieux d'agir en bons musulmans, s'endorment dans le sanctuaire d'un marabout. Au Sahara, les femmes des Touareg, désireuses d'avoir des nouvelles de leurs maris absents, s'étendent, comme les Nasamons, sur des sépultures, où, soit le mort, soit un génie leur apparaît en songe et les renseigne ^.

ISous lisons dans l'historien byzantin Procope "^ : « Chez les Maures, il est interdit aux hommes de prophétiser, mais les femmes qui reçoivent l'inspiration après avoir accompli certains rites, prédisent l'avenir, ni plus ni moins que les anciens oracles. » La mère du roi Masinissa avait, disait-on, reçu ce don de prophétie ^ Et aussi, selon des légendes, la Kâhina, la

1. Voir les indications bibliographiques données t. IV, p. 415, n. 9 et 10. Toutain, Les cultes païens dans l'Empire romain, 1" partie, III, p. 69-74.

2. Pour ceux qui sont en usage aujourd'hui, voir surtout Doutté, Magie et religion, p. 351 et suiv.

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