Bell. Vand., II
7. Zonaras, IX, 12, p. 439, c. Silius Italiens, XVI, 124. Conf. ici, t. III, p. 303-4. — Pour des femmes qui, à l'époque romaine, prophétisaient dans le temple de Caelestis, à Carlhage, voir t. IV, p. 422. Mais il y avait probablement là une tradition punique, non indigène.
reine de l'Aurès, qui résista héroïquement aux envahisseurs arabes ^
L'oracle d'Ammon, qui eut tant de célébrité pendant plusieurs siècles, était à peu près délaissé vers le début de notre ère 2. Corippus ^ raconte que, de son temps, au vi^ siècle, deux princes indigènes étaient venus consulter le dieu de l'oasis. Mais ce sont là des fictions poétiques : ce qu'il dit de la manière dont les prophéties auraient été rendues est emprunté à des descriptions classiques d'autres oracles et n'est pas conforme à ce que nous savons par ailleurs de celui d'Ammon*.
On peut avoir plus de confiance en Corippus quand il montre des barbares africains cherchant à connaître l'avenir par les entrailles des victimes^; peut-être ce procédé de divination avait-il été emprunté, plusieurs siècles auparavant, aux Carthaginois^ ou aux Romains.
L'astrologie était fort en faveur dans l'Afrique latine ^ Mais, pas plus que dans la première Carthage, nous n'avons de preuves qu'elle ait été pratiquée chez les Numides et les Maures au temps de leurs rois.
1. Voir, entre autres, Ibn Noweiri, dans la traduction d'ibn Khaldoun, Hist. des Berbères, par de Slane, I, p. 340; Ibn Khaldoun, ibid., III, p. 193. — Pour deux fameuses devineresses du x" siècle, voir t. V, p. 39-40.